Sorties

Edito Avril 2018

Mars était riche en évènements, avec le Salon du Livre à Paris Porte de Versailles et le salon international Paris Orchidées à la Villette. Les journées commencent à rallonger: le soleil est là plus tôt le matin, et les soirées sont éclairées plus tard. Les bourgeons des plantes pointent. Que va-t-il y avoir comme nouvelles pousses parmi les livres, à la télé et au cinéma?

dimanche 22 avril 2018

"Le fabuleux destin d'une vache qui ne voulait pas finir en steak haché" de David Safier

Lolle, qui n'est plus un veau depuis un moment mais encore trop jeune pour être une peau de vache, surprend Champion, taureau de son coeur, en pleine saillie avec cette garce de Susi. Son coeur et ses trois estomacs en sont retournés. Et tout va naturellement de mal en pis, puisque le fermer a décidé de vendre le troupeau à l'abattoir pour en faire du steak. Lolle a un coeur tendre, mais elle n'a pas vraiment envie de vérifier qu'il en est de même pour sa bavette. Elle décide donc, avec ses joyeux comparses, de s'échapper vers l'Inde, où les vaches, parait-il, sont sacrées...


Nos vaches ont leurs propres ennemis, n'allez pas croire que la vie à la ferme est de tout repos. Old Dog, le chien revenu d'entre les morts. Le fermier régulièrement saoule au point de se balader parfois en petite tenue dehors; la fermière qui ne manque pas de jurons envers son ivrogne de mari. Les chiens de garde, la clôture électrique. Et un chat blessé, a l'accent italien à couper au couteau.

P'tit Radis la vache naïve, Oncle Prout (forcément pour les flatulences), les dictons de Mémé Toc-Toc, Lolle (qui n'est pas toujours LOL): tout ce petit monde pourrait paître paisiblement, et aller à la traite hebdomadaire sous les "saletés de bestiaux" lancés par le fermier... Si le chat n'a pas ouvert les yeux de certaines vaches: les humains mangent les vaches, mais en Inde l'animal est sacré.

C'est un regard sur notre société: le bâton qui tonne (fusil), Ronald Maque-Donalde, le stique haché, un oiseau de métal qui recrache les humains (et ils ont l'air heureux)... Même les vaches ont leurs mythes: la déesse Naïa, les chants sacrés, le lait sans fin de la damnation, la vache de la folie...

La troupe va tenter de rallier la ferme à la cause, sans grand succès, mais les vaches sont loin de se laisser abattre (c'est peu de le dire: c'est le triste sort des congénères qui resteront). Elles vont marcher, prendre le bateau et l'avion, pour finir par se cracher non loin de l'Himalaya. Un périple où chacune va se trouver: avoir le courage d'avouer ses sentiments, prendre le leadership, se sacrifier.

Pourquoi "le destin d'une vache" puisqu'elles sont plusieurs? C'est la détermination d'une, qui scellera d'abord son destin hors de la ferme, et celui des vaches qui accepteront de tenter leur chance jusqu'à l'Inde. Même si elles sont peu à partir, elles pourront porter les mémoires des confrères tuées à l'abattoir, et rapporter dans leur paradis des vaches ce qui peut être vécu sur terre: France, New York, Inde, ça en fait des expériences à partager. Et elles élargissent leur vision de la vie sur terre: les choses vont au-delà des arbres.

mercredi 18 avril 2018

"Le Robert des noms propres (11)" d'Amélie Nothomb

Pour un écrivain, il n'est pas de plus grande tentation que d'écrire la biographie de son assassin. Robert des noms propres: un titre de dictionnaire pour évoquer tous les noms qu'aura dits ma meurtrière avant de prononcer ma sentence. C'est la vie de celle qui me donne la mort. Amélie Nothomb


Elle était bébé lorsqu'elle a été placée chez sa tante et son oncle. Elle? Plectrude. Un prénom pareil, ça ne s'invente pas: la maman a pris le Robert des noms propres pour s'inspirer, car maman ne peut se contenter des prénoms lambdas dont on nous rabat les oreilles, ce qui est très loin de faire l'unanimité de papa. Ce dernier, d'ailleurs, se montrant de plus en plus violent.

Plectrude développe un don pour la danse classique, au plus grand bonheur de tata (que Plectrude appelle maman, tant que la vérité n'aura pas éclatée): tata voit son rêve d'adolescente se réaliser au travers de la jeune fille. La vie par procuration pour l'une, l'enfer pour l'autre.

Ce roman aborde la confrontation avec soi même, mais aussi avec la famille et les camarades d'école. Comment se construire en fonction de ses aspirations, de celles des autres: la maîtresse n'aime pas ne pas être vue par exemple et tata qui voit en Plectrude le rêve de sa propre vie. Mais quel est l'idéal de vie de Plectrude? Elle qui découvrira sur le tard sa véritable histoire et le transfert de sa tante sur elle.

La mère avait une faille, que la fille a failli reproduire et ce sans avoir connu sa mère biologique. C'est l'environnement de l'enfance qui a façonné Plectrude, au travers d'aspirations des autres membres de la famille. Est-ce que le drame des parents biologiques a façonné une façon de se comporter pour tata et oncle: un certain regard, certaines paroles? Quelles sont les failles de tata et oncle pour pousser à ce point Plectrude: cette fille représente quelque chose d'abject, d'idéal, les deux à la fois? Et les comparses à l'école, qui semblent entrer dans un moule, tandis que Plectrude passe à côté.

"La magie des nuages" de Gérard Chevalier

Entre la Bretagne, Taïwan, le Canada et la Mongolie, se nouent des drames impitoyables dans lesquels les protagonistes, le colonel de gendarmerie Kerneven et sa fille, deux officiers de police taïwanais et un vieux commissaire canadien ainsi que son inspectrice principale, vont être emportés comme les nuages par le vent.


Tout le monde se fait ballotter, et cela ne se passe pas dans la dentelle. Des cadavres sont semés tout au long de l'enquête, des tankers transportent de la cocaïne par différents pays pour semer le doute quant à la destination finale, des agents de différentes nationalités donc de différentes cultures doivent cohabiter (sachant que chaque équipe a déjà ses propres difficultés internes), les interrogatoires sont musclés. Mais "La magie des nuages" va aussi révéler des drames et liens familiaux.

Gérard Chevalier nous fait voyager mais par la méthode policière, sans oublier les dimensions humaines car derrière l'enquêteur il y a un être humain. Il y a des cadavres dans les placards et dans les ports. Les enquêteurs semblent mal dégrossis et pourtant les descriptions, dialogues se retiennent de mots vulgaires: tout est dans la suggestion de la retenue.

Les nuages sont portés par les vents, se chargent de pluie voire d'orage: un nuage a une histoire à raconter. La cocaïne est blanche comme certains nuages, mais à l'avantage des trafiquants elle se transporte un peu plus discrètement, sauf lorsque les policiers ont un caniche renifleur. Les nuages apparaissent, disparaissent, reviennent: tout comme certains évènements familiaux.
Un rayon de soleil peut apparaître, un répit avant la tempête. C'est aussi rien qui est tout blanc ou tout noir: trouver un compromis.

"Perdus dans l'espace"

Casting: Molly Parker, Taylor Russell McKenzie, Max Jenkins, Toby Stephens, Mina Sundwall, Parker Posey, Ignacio Serrichio, Brian Steele, Shaun Parkes, Kiki Sukezane, Ajay Frieze, Cary-Hiroyuki Tagawa

La famille Robinson a été sélectionnée pour avoir la possibilité de reconstruire leur vie dans un monde meilleur: Alpha du Centaure. Mais lorsque les nouveaux colons font face à des difficultés pour accéder à leur nouveau foyer, ils vont devoir forger de nouvelles alliances et travailler ensemble afin de pouvoir survivre dans cet environnement étranger et hostile se situant à des années lumières de leur destination finale.


Série originale Netflix, elle a eu droit à ses affiches dans certaines stations de métro. Deux missions: choisir ses amis et garder les pieds sur terre. D'abord faire face à un voyage mouvementé: suite à une attaque de robot, les Jupiter sont largués et se crashent sur une planète inconnue, ni plus ni moins que sur un glacier.


Rapidement, la famille Robinson (2 parents et 3 enfants) réussissent à analyser la planète: chute brutale des températures bien en dessous de zéro, glaciation rapide du lac à côté de leur Jupiter. Puis, après une rencontre fortuite avec un robot doté d'intelligence (mais ne communiquant que par des lumières de son visage), tout le monde dégage du glacier pour une zone plus propice à la vie, en attendant la récupération par le vaisseau principal.


Tout le monde se regroupe, des alliances se forment, chacun veut tirer la couverture à soi. Des personnes intriguent. Et surtout: le Robot en question serait responsable de l'attaque du Vaisseau... Sauf que son visage était rouge à ce moment là, tandis que désormais il oscille entre argenté et violet. Il réagit positivement à la présence de Will: lancer une balle, apprendre une seule et unique phrase (certes mais un progrès) "Danger Will Robinson".


Vu les affiches et le synopsis je m'attendais à une ambiance Seul sur Mars / Gravity sur touche d'intelligence artificielle poussée type Ex Machina. Au final il s'agit d'une série mi figue mi raisin (reste à déterminer si vous êtes plutôt figue ou raisin).

Commençons par les trois points négatifs de cette série.

// Les vaisseaux et la musique rappellent fortement Star Wars.

// La tête du robot me fait penser à E.T (de Steven Spielberg ndlr).

// Nous ne savons presque rien quant à la préparation sur Terre de cette évacuation à grande échelle vers Alpha du Centaure: quel a été le premier groupe d'humains à s'y rendre, quelles sont les installations qui attendent les aspirants, comment les recherches ont été initiées et menées. Nous savons juste comment les humains ont été choisis: des tests.


Mais cette série ne manque pas d'intérêts, tout de même.

// Will, qui a échoué au test du stress, embarqué malgré tout (je vous laisse découvrir comment), va réussir à trouver un équilibre intérieur. Tout comme les deux soeurs, dont une a été adoptée: les tempéraments s'inversent parfois, se complètent au final. Les parents, qui avaient lancé une procédure de divorce sur Terre, en profitent pour mettre leurs rancoeurs à plat. Au final, les humains sont sur une autre planète mais les problèmes et caractères subsistent, évoluent.

// Le robot apporte une nouvelle façon de communiquer par rapports aux divers films sur l'intelligence artificielle que nous avons pu voir. Il pourrait s'agir, rapporté à l'Humanité, à un enfant: il apprend à dessiner dans la terre, essaye d'apprendre des gestes comme "tape m'en 5" et lancer une balle.


Au final, "Perdus dans l'espace" est une série qui vaut le coup d'être vue: une nouvelle pierre pour les robots, une transhumance humaine à grande échelle. Dommage que cette série ne se détache par réellement par son design.

dimanche 15 avril 2018

"Red Sparrow" de Francis Lawrence

Casting: Jennifer Lawrence, Joel Edgerton, Matthias Schoenaerts, Charlotte Rampling, Mary-Louise Parker, Ciaran Hinds, Joely Richardson, Bill Camp, Jeremy Irons

Interdit aux moins de 12ans avec avertissement

Une jeune ballerine, dont la carrière est brisée nette après une chute, est recrutée contre sa volonté par les services secrets russes. Entraînée à utiliser ses charmes et son corps comme des armes, elle découvre l'ampleur de son nouveau pouvoir et devient rapidement l'un des meilleurs agents. Sa première cible: un agent infiltré de la CIA en Russie. Entre manipulation et séduction, un jeu dangereux s'installe.


La musique classique en fond sonore, qui monte crescendo, tandis que notre ballerine entre sur scène et va vivre un drame: sa chute, qui met fin à sa carrière. Mais un accident n'arrive jamais par une simple coïncidence: son partenaire a tout fait pour l'évincer, et ainsi placer sa copine... Un règlement de compte entre danseurs, ce monde impitoyable. Si seulement...

L'appartement où vivent Dominika et sa mère malade est payé par le Bolchoï. Ainsi que les soins de la maman. Alors, combien de temps reste-t-il avant qu'elles ne soient mises à la porte? Comment va pouvoir tenir la mère? L'Oncle n'est jamais bien loin...


Le patriotisme est matraqué toutes les cinq minutes. L'Oncle trouve une alternative pour sa nièce: la reconnaissance. La nation te permet de vivre: ton corps appartient à la nation, donc si Matron te demande de te dénuder tu le fais. La formation vise à déterminer la faille de l'interlocuteur et utiliser ses charmes pour obtenir l'information souhaitée.


Ce film rappelle Möbius (avec Cécile de France et Jean Dujardin): deux agents se lient, se détruisent et se retrouvent; sur fond de guerre entre CIA et KGB. Ici, nous avons le même schéma: une agent russe doit découvrir une taupe américaine, liée à un puissant organisme, le rapprochement entre les deux agences sera assez intime... Mais reste à savoir qui joue la comédie, sont-ils sincères dans leurs sentiments ou experts dans l'art de la manipulation?


Les interrogatoires ne sont pas tendres. Ils s'effectuent principalement à coups de marteau: derrière la tête, sur l'avant bras, dans le dos... Mais quand même avec une petite protection, pour ne pas trop abîmer d'un coup: un linge épais. A coup d'eau glaciale aussi, avec le minimum vestimentaire bien sûr.


Mon vrai regret: le Russe. Nous avons là des acteurs qui parlent français en roulant les "r". Je ne sais pas si dans version originale nous avons plus de dialogues en russe, mais au moins l'action se déroulant principalement en Russie, il aurait été agréable que certains échange se fassent en russe: notamment les interrogatoires.

De plus, il manque l'aspect réseau pour la CIA. Dominika est régulièrement rappelée à l'ordre, cuisinée par ses pairs, sa loyauté est remise en question, son engagement est encouragé. Mais les agents américains ne semblent pas trop avoir le feu au popotin...


Jennifer Lawrence continue dans les films d'actions avec des rôles féminins qui n'hésitent pas à aller au combat, quitte à prendre des bleus: Katniss leader de la rébellion dans Hunger Games ou encore une mutante hargneuse dans X-Men Apocalypse.


A voir : pour Jennifer Lawrence en espionne double jeu

A zapper: si le goût de l'authentique ne sera pas là (russe ou manque de codes)

samedi 14 avril 2018

"Pacific Rim 2: Uprising" de Steven DeKnight

Casting: John Boyega, Scott Eastwood, Cailee Spaeny, Rinko Kikuchi, Jing Tian, Adria Arjona, Burn Gorman, Charlie Day

Le conflit planétaire qui oppose Kaiju (alien) et Jaegers (robots pilotés par des humains) n'était que la première vague d'une attaque massive contre l'Humanité. Jake Pentecost, jeune pilote de Jaeger dont le célèbre père a sacrifié sa vie lors de la première vague, a depuis abandonné son entraînement et s'est retrouvé pris dans l'engrenage du milieu criminel. Mais une nouvelle menace se répand dans les villes et met le monde à feu et à sang, Jake obtient une dernière chance de perpétuer la légende de son père aux côtés de sa soeur Mako Mori.


Le scénario est un basique qui ne casse pas des briques: les Kaiju ont laissé dix ans de répit à la Terre, pour se remettre, avant l'ultime salve. Sauf que bien sûr les humains croient que tout est fini, le calme est là, il faut juste faire face à la reconstruction, sécuriser des zones où des robots sont stockés, gérer les Jaegers illégaux... Il y a toujours des villes rasées et non reconstruites. Chacun a des raisons d'en vouloir aux Kaiju.

D'un point de vue technique, nous reprenons la base du premier film avec des bestioles un peu plus enquiquinantes et un objectif défini.


Les robots restent basés sur le même fonctionnement: deux humains pour le guider. Sauf qu'une entreprise chinoise ne l'entend pas de cette oreille: installer un contrôle à distance grâce à une sorte de cerveau. Les bases d'entraînement croient que la menace est là car l'avenir des pilotes est compromis. Nous avons là l'exemple même de la morale: la technologie en elle-même se retourne contre nous, un agent double va pervertir cette technologie qui se voulait réellement meilleure.


La vie en dortoir mixte, la PDG qui mène tout d'une poigne de fer, la seconde chance pour Jake. En soi la formule n'est pas nouvelle. Qu'est ce qui fait la différence pour cet opus?

// La suite du premier Pacific Rim. Bien sûr c'était prévisible: la menace ne pouvait pas être éradiquée aussi facilement. Il fallait donc un nouveau souffle. Les robots sont des sortes de mutants: 3 Kaiju finissent par n'en former qu'un. Et cela explique les motivations des Kaiju: ils ne voulaient pas raser les villes et l'Humanité, nous nous dressions simplement entre eux et un lieu géographique particulier.

// L'entreprise qui voulait prodiguer une nouvelle technologie, en vue de sécuriser les Jaegers et donc protéger au moins les vies des pilotes, voit son protocole se retourner contre le genre humain. Et pourtant la PDG a en plus le profil pour vraiment en vouloir à l'Humanité, ce qui va permettre au vrai meneur de se révéler qu'en finale.

// Les scènes d'action restent fidèles au premier film, elles sont même un cran au dessus. Les décors emmènent en Sibérie et en Asie (Hong Kong et Japon principalement). Les populations sont prêtes à une évacuation rapide, ce qui n'empêche pas des dommages collatéraux mais moindres que lors de la première vague.


A voir: si vous avez plutôt bien apprécié le premier volet vous apprécierez l'évolution de la robotique

A zapper: si déjà le premier film vous a paru long

mercredi 11 avril 2018

"Le gang des dentiers fait sauter la banque" de Catharina Ingelman-Sundberg

Märtha et ses acolytes ont quitté leur maison de retraite sordide pour Las Vegas. Ils ne sont pas là pour jouer, ils veulent rafler la mise. Leurs atours: des dentiers sauteurs, des déambulateurs et l'innocence de leur âge vénérable. Les jeux sont faits. Riche à millions, le gang rentre en Suède pour une retraite dorée et une redistribution façon Robin des bois du 3ème âge. Mais la roue tourne: les diamants sont perdus, l'argent a disparu, et une bande de bidets pourrait bien finir de les mettre sur la paille...


Après Comment braquer une banque sans perdre son dentier, nous retrouvons notre bande de joyeux lurons du troisième âge toujours sur leur lancée de commettre le casse du siècle. Sauf qu'un paquet va se perdre à la sortie de l'avion, le braquage d'une banque va attirer l'oeil et il va falloir trouver un moyen pour récupérer des objets de valeur dans un Musée... Sans oublier des voisins un peu gros bras, qui vont réveiller l'amour des motos chez un papi. Pourquoi ne pas organiser une vente aux enchères avec des biens volés?

L'argent va partir en vadrouille, comme notre groupe de papis et mamies. Ils n'oublient pas de vivre: pâtisseries et alcool sont au rendez-vous. Mais il faut s'entretenir: une salle de gym est installée dans leur maison. Et réfléchir pour les casses et comprendre où est passé l'argent. Technologie, sport et esprits définissent ce second opus.

Que va-t-on avoir dans le troisième opus? J'espère vraiment que le groupe de vieux va pouvoir souffler un peu, se dire que leur oeuvre pour les autres est très bien. Et en même temps leurs péripéties de braquages donnent envie d'en voir autant.