Sorties

Edito Octobre 2017

Octobre marque vraiment le passage la rupture: l'été s'éloigne, les journées avec la brume, les températures fraîches et les soirées au coin du feu. L'occasion de lire et d'aller au cinéma !

jeudi 26 juin 2014

"Destination Sydney" (6) de Janet Quin-Harkin

Betty part en Australie avec son père, réalisateur de documentaires. Ne l’ayant pas vu depuis deux ans, elle est partagée entre l’inquiétude de ces retrouvailles et l’enthousiasme de participer à un tournage. Peu habituée à supporter les longues marches, les insectes, la chaleur…, elle se sent vite désemparée. Heureusement Bruno, le guide de l’expédition, semble vouloir l’aider…


Betty ne va pas être au bout de ses émotions: non seulement le safari va s’avérer être tumultueux, mais en plus le guide ne la laisse pas indifférente et cela semble réciproque… Janet Quin-Harkin apprécie les relations amoureuses à l’étranger: après Un garçon dans le désert qui jonglait entre l’Angleterre et les Etats Unis, nous voilà en Australie. Cet opus est plus sauvage, épique qu’Un garçon dans le désert: nous voilà plongé avec les bestioles locales plus ou moins amicales, sans oublier l’autochtone de guide plutôt mignon.

"Le cahier d'amour" (21) de Joe Hoestlandt

Jo a quatorze ans et des rêves plein la tête. Elle est amoureuse, et c’est à son cahier bleu qu’elle confie sa vie et son plus grand secret : il s’appelle Alain, il est beau et si drôle ! Mais, attention, un premier amour peut en cacher un autre…


Quatorze ans: intérêt croissant pour le sexe opposé, les hormones commencent à travailler, premiers émois… C'est aussi le côté journal intime, il est un élément important pour certaines adolescentes: écrire ses ressentis pour pouvoir revenir dessus ou simplement se vider une tête trop pleine, dans le flou total; quel que soit les motivations, l’écriture est un paliatif, une façon d’expier ce que l’on ressort.

A travers Jo, l'auteur souligne les chamboulements qui peuvent être traversés à vet âge-là. Le style journal intime permet au lecteur de s’identifier au plus près à l’héroïne.

"La course au bonheur" (14) de Barbara Conklin

Penny était très sportive jusqu’à ce stupide accident de mobylette qui a rendu sa hanche fragile. Depuis, elle ne veut plus entendre parler de natation, de tennis et de course. Mais, à l’occasion d’un séjour chez son grand-père, au bord de l’océan Pacifique, elle rencontre Bill, un garçon étonnant… Saura-t-il la persuader de se remettre en piste ?


Remettre le pied à l’étrier, ici la course à pied, ne tient qu’à une rencontre: cette personne qui va nous rebooster, nous donner encore plus l’envie d’aller de l’avant. Penny est loin d’être déprimée, mais refuse tout activité physique: Bill va lui prouver le contraire et pousser Penny à reprendre le rythme petit à petit. Et si derrière cette transmission de rage de vivre sportive se cache autre chose? Nous quittons Penny à une compétition de natation, Bill est dans le public à l’encourager: qui sait si ces deux-là ne vont pas finir ensemble…
Le sport est le véhicule des liens sociaux, voire plus si affinités. "L'amour donne des ailes", mais par extention nous pourrions dire que toute relation peut être porteur. Il faut tirer le meilleur de chaque relation, même si elles ne durent qu'un temps.

"Un garçon dans le désert" (3) de Janet Quin-Harkin

Flora, une jeune Londonienne, est envoyée par ses parents pour un an dans le Sud des Etats-Unis. Tout est nouveau pour elle : le climat, le ranch, les paysages… Le fils de sa famille d’accueil ne l’aide pas franchement à se sentir à l’aise. Pourquoi lui rend-il la vie si difficile ? Et si derrière son agacement se cachait un autre sentiment ?


L’échange linguistique est le plus développé: partir un an en université à l’étranger et jeune fille au pair étant les forme les plus courrues. Flora est envoyé un an aux Etats Unis, la fille américaine vient passer un an en Angleterre: l’hôte des parents de Flora est professeur en Angleterre et aimerait que les filles bousculent un peu les habitudes. Flora est là lors des premiers pas de l’américaine en Angleterre: son aisance et son sans-gêne rappelle à Flora sa forte timidité. Mais au final, Flora va se lier d’amitié aux Etats Unis et l’américaine va montrer des signes d’agacement vis-à-vis du système scolaire britannique. L’amour de vacances et l’amour plus sérieux sont au renedez-vous: Flora a le coeur serré de rentrer en Angleterre tandis que l’Américaine est plutôt soulagé de rentrer à son bercail aux Etats-Unis.
Janet Quin-Jarkin ne se contente pas de souligner les bénéfices d’un séjour à l’étranger: des liens forts peuvent se créer. Les personnes peuvent partir à reculons, et en effet avoir des difficultés à faire leur nid temporaire, autant il est possible d’en tirer de nombreux bénéfices. Qui sait, peut être que les héros retourneront aux Etats Unis ou en Angleterre pour des vacances ou pour un travail.

"Mon double et moi" (1) de Janet Quin-Harkin

C’est décidé, tout va changer dans la vie de Stéphanie ! Fini la surprotection de ses parents, l’uniforme et l’école de filles ! Elle s’installe chez sa grand-mère pendant la mission de son père en Arabie. Là, elle rêve de devenir la coqueluche du lycée. Mais ses ambitions tournent vite au cauchemar. Pour tenter une nouvelle fois sa chance, elle se fait passer pour sa soeur jumelle…


Se faire passer pour sa jumelle: ce jeu va se retourner contre Stéphanie. La bride lâchée trop rapidement? Après tout, elle passe d’un établissement pour filles à un établissement pour garçon. Mais Stéphanie semble s’adapter parfaitement à ce changement, même cela la réjouit: elle va se lier d’amitié. Lorsque son plan de pseudo jumelle est découvert, deux clans vont apparaître: le clan qui va lyncher, le clan qui va reconnaître que ce n’était pas classe mais Stéphanie a réussi des challenges de niveau très haut ce qui a débloqué des choses pour le lycée.
Janet Quin- Harkin met en avant que le double jeu a des bénéfices mais qu’il faut assumer le retour de flamme potentiel, quel qu’il soit. Elle souligne que l'on peut avoir envie de tout changer, mais qu'il faut bien peser le pour et le contre. Et même si l'on s'attend au retour de bâton, l'on n'est jamais vraiment préparé.

"Le fantôme de la plage" (3) de Robert Lawrence Stine

Susanne Sadler et son frère Jerry partent en vacances chez leurs cousins. En se promenant sur le rivage, ils remarquent une mystérieuse grotte au flanc d’un rocher. La nuit, d’étranges bruits en sortent, et de drôles de lumières s’y agitent ! Est-elle habitée par un fantôme, comme le prétend la population terrifiée du village ?


Susanne et Jerry passent des vacances banales: crapahuter à droite à gauche. Jusqu’à cette grotte…  Simple légende? Canular par un malin qui veut éviter les visites inopportunes dans son repère? Pour Susanne et Jerry se sera non seulement la découverte de l’existance des fantômes, mais aussi que les grands parents sont morts. Le cotoiement des morts et des vivants est très bien mené: les fantômes ressemblent à s’y méprendre à des mortels, il n’y a pas d’indices précurceurs particuliers.
Cet opus pourrait être vu comme l'inflluence du passé sur notre vie actuelle: en quoi les fantômes du passé impactent notre vie. Dans un sens assez large.

"La colo de la peur" (10) de Robert Lawrence Stine

Quel est ce camp étrange où les enfants disparaissent mystérieusement et où d’horribles créatures hurlent à la mort chaque nuit ? Pourquoi les moniteurs proposent des activités si dangereuses ? Axel cherche à comprendre. Mais personne ne veut répondre à ses questions…


La colonnie de vacances: ce lieu de détente, d’amusement, où l’on tisse de nouveaux liens, ses soirées, ses repas… Mais quand tout part de travers, que quelques campeurs confirme au héro qu’il y a bien un souci mais que ni les moniteur ni le directeur ne se sentent concernés par ce qui se passe: il y a de quoi se poser des questons. D’autant plus que les parents ne disent pas « fait de ton mieux » à son enfant qui part en camps pour les vacances. Axel découvrira  la véritable motivation du camp: ses scientifiques de parents veulent l’emmener dans leur prochaine expédition, mais ils devaient s’assurer qu’Axel puisse être suffisamment résistant au stress, son courage et son obéissance; tout le monde du camps moniteur, directeur mais aussi campeurs étaient dans le coup.
Les actions vont crescendo, ce qui fait accroître la sensation de malaise. Cet opus est en quelque sorte un "Hunger Games" épuré, très light. Axel va découvrir que l'on ne peut se fier à tout le monde et qu'il faut se faire confiance, s'affirmer pour pouvoir aller de l'avant et tenir face à des situations délicates, mais qu'il faut aussi savoir s'entourer des bonnes personnes. Et que cela paye.

"Leçons de piano et pièges mortels" (19) de Robert Lawrence Stine

En explorant le grenier de sa maison, Jérôme découvre un magnifique piano, abandonné par d’anciens propriétaires. Et s’il apprenait à en jouer ? L’idée est tentante. Mais le professeur trouvé par annonces est plus que bizarre, et les histoires qu’on raconte sur lui sont angoissantes. Ses élèves disparaissent-ils vraiment pour ne jamais revenir ?


Le déménagement et ses désagréments: s’habituer à une nouvelle maison, quitter ses amis, se lier avec de nouvelles personnes… Et la rencontre malencontreuse avec un piano dans le grenier, pas n’importe quel piano: un fantôme est attaché à ce piano, et n’a pas l’intention de laisser une nouvelle personne jouer dessus. L’adaptation est dans les deux sens: Jérôme dans nouvelle ville et nouvelle maison, et le fantôme avec les nouveaux propriétaires.
Si seulement ce n’étais qu’un problème d’adaptation: l’école de musique en rajote une couche dans l’ambiance de non bienvenue. Quoique: le professeur de piano a l’air on ne peut plus ravis d’avoir de sublimes mains… Euh pardon un nouvel élève aussi talentueux que Jérôme.

Cet opus pourrait être l'opus "la curiosité est un vilain défaut", mais au final heureusement que Jérôme va voir le piano: il va pouvoir intégrer une école de musique glauque et mettre fin au règne de techniques plus que glauques...

"Le fantôme d'à côté" (16) de Robert Lawrence Stine

Anna a toujours pensé que la maison d’à côté était vide. Qui est alors ce garçon qu’elle n’a jamais vu, et qui lui annonce qu’il habite là depuis des années ? Comment se fait-il qu’Anna ne les ait jamais remarqués, lui et sa mère ? Et surtout, d’où lui vient cette pâleur de…fantôme ?


L’histoire commence par un cauchemar récurrent d’Anna: la maison en flamme, cette odeur âpre dans la gorge. La vie de famille continue, rien à signaler. Mais une ombre, prononçant le prénom d’Anna dans un murmure, suite l’héroïne. Hors un jour par un malencontreux hasard, elle apprend, tandis qu’elle se cache dans un arbre, par deux femmes se promenant dans la rue, que la famille a périt dans un incendie: les enfants ont réalisé un feu de camps dans le garage… Ce qu’Anna croyait acquis s’écroule. Cependant, en dernier acte, elle ira sauver le garçon de la maison voisine en feu: avant de rejoindre l’au-delà, Anna verra que le garçon parle d’Anna comme son sauveur. Son acte salvateur?
 
Cet opus est le symbole de l'acte désintéressé: qu'est ce qu'Anna à gagner à sauver le garçon? Après tout, Anna est déjà morte, elle n'a plus rien à faire avec le monde des vivants, elle n'a rien à y gagner. A part changer la vie à jamais du garçon.

"Frissons en eaux troubles" (71) de Robert Lawrence Stine

« J’ai horreur des colos ! Je déteste l’eau froide ! Pas question de me passer de moustiquaire ! » Attention ! A force de râler, on finit par se faire des ennemis. Sarah s’en rend compte très vite : ses vacances deviennent un véritable cauchemar. Mais le pire est encore à venir…


Révéler un peu trop fort que la compagne de chambrée est asthmatique, se montrer réticente aux baignades dans le lac… Et c’est parti pour se mettre à dos les campeurs: retourner la barque volontairement et faire accuser l’autre, feinter la noyade mais se rendre compte que « c’est juste pour attirer l’attention »… Sarah finit par se rendre compte qu’en réalité, non seulement elle n’est pas appréciée, mais la colonnie est particulière: les campeuses mortes. Quand on a promis à une campeuse morte qu’on serait partenaire…
Cet opus aborde le rapport aux autres mais aussi le rapport à soi: nous cherchons à nous positionner par rapport aux autres (se faire accepter) mais aussi s'accepter soi même avec la quête d'une activité qui nous plaise, un cadre qui nous plaise, se forcer à participer à des activités en se disant que c'est toujours mieux que rien...

Dans la tradition catholique, le serpent pousse Eve au péché: croquer dans la pomme. Cette fois- ci, le serpent causera la mort de la campeuse pour rester à jamais la partenaire de la fille à qui elle a prêté engagement. Le serpent pousse encore et toujours à la faute.

"L'horloge maudite" (24) Robert Lawrence Stine

Le père de Michael et de Tania vient d’acheter l’horloge dont il avait toujours rêvé. Michael a une idée : et s’il l’abîmait, en faisant accuser sa petite sœur ? Il se vengerait enfin de tous les mauvais tours qu’elle lui a joués. Mais en tordant la tête du coucou, Michael va inverser le cours du temps. Définitivement.


Controler le temps peut être à double tranchant. Revenir en arrière pour modifier les évènements, mais arrêter le retourneur de temps pour ne pas revenir trop en arrière: que peu faire un foetus pour remettre le coucou de l’horloge dans le bon sens? C’est aussi faire disparaire sa soeur: en effet, il y a une année manquante dans l'horloge.
Cela fait réfléchir sur le temps: revenir en arrière, limiter les effets du temps sur notre organisme... En tant que livre jeunesse, "L'horloge maudite" fait surtout réfléchir sur le rapport aux autres: comment notre comportement agit, impact sur celui des autres.

mercredi 25 juin 2014

Expo "Nuit" à la Grande Galerie de l'Evolution

La Grande Galerie de l'Evolution se situe dans le cinquième arrondissement de Paris. Le bâtiment est rattaché au Jardin des Plantes. L'exposition temporaire "Nuit" est dans la Grande Galerie, où l'on retrouve également les ossements d'animaux par exemple. "Nuit" se déroule du 12 Février 2014 au 3 Novembre 2014.


"Nuit" recoupe trois grandes thématiques: l'astronomie, les animaux et le sommeil. La décoration met tout de suite le visiteur dans l'ambiance avec une luminosité minimaliste. Tout au long de la visite, il est possible d'écouter les sons des animaux, mais aussi de découvrir à l'aide d'ordinateurs tactiles le ciel au Museum ou encore les astres.

(re)Découvrez chouettes, renards, sangliers, ou encore souris, grenouilles et différents types de poissons: comment vivent-ils la nuit, combien de temps dorment-ils, est-ce qu'un animal rêve, comment est la vue nocturne... (ré)Apprenez aussi ce qu'est le sommeil chez l'Homme: parler pendant son sommeil, somnanbulisme, cycles (sommeil paradoxal etc.). Amusez-vous avec des écrans tactiles simplifiés pour comprendre les différentes évolutions du ciel la nuit, le ratio de la terre dans l'univers, comment la lune a été créée... Vous allez découvrir l'impact de l'homme sur la nuit: la pollution lumineuse est entre autre abordée, mais cela fait réfléchir sur d'autres axes comme la pollution sonore.

Il faut compter environ une heure à une heure trente pour faire le parcours complet. Cette exposition aborde de façon ludique, en petits ateliers et témoignages, ce qu'est la nuit. L'exposition est abordable pour un jeune public comme un public d'adultes: les éléments sont expliqués par panneaux mettant en avant les points essentiels.
Après la visite, pourquoi ne pas aller faire un tour dans le Jardin des plantes, ainsi qu'à la ménagerie où vous retrouvrez panda roux ou encore binturong?

Pour plus d'informations: http://www.mnhn.fr/fr

lundi 23 juin 2014

"Les profs" de Pierre François Martin-Laval

Casting: Christian Clavier, Isabelle Nanty, Kev Adams, François Morel, Arnaud Ducret, Stefi Celma, Raymond Bouchard, Red Tousch, Pierre François Martin-Laval

Avec 12 de réussite au bac, le lycée Jules Ferry est le pire lycée de France. Ayant déjà épuisé toutes les méthodes possibles et conventionnelles, l'Inspecteur d'Académie, au déséspoir, s'en remet aux conseils de son Adjoint. Ce dernier lui propose de recruter une équipe de professeurs selon une nouvelle formule: aux pires élèves, les pires profs. Soigner le mal par le mal en d'autres termes... C'est la dernière chance de sauver l'établissement, mais à condition de dépasser le seuil des 50% de réussite au bac.


Vous connaissez certainement la BD "Les Profs". Donc, en voici le film. Nous avons, entres autres: un prof au look de professeur Tournesol, un prof qui ne pense qu'à en faire le moins possible, une prof au look de Véra dans "Scooby Doo"... Mais aussi le côté des lycéens: la nana qui sait ce qu'elle vaut, le bouboule, le retardataire...

Nous connaissons certaines têtes d'affiches: Isabelle Nanty a été dans "Le fabuleux destin d'Amélie Poulain", Christian Clavier a campé un temps Astérix mais aussi (et surtout) la Fripouille dans "Les visiteurs", Kev Adams est la tête d'affiche de la série télévisée "Sodas"... Liste non exhaustive.

Est-ce que le mélange BD / casting fait l'affaire? Est-ce que la mayonnaise prend?


Ma fois, plutôt bien. Il y a un équilibre entre le point de vue des élèves et l'approche des professeurs. Les lycéens ont leurs propres préoccupations, légèrement blasés sur les bords. Quant aux professeurs, ils sont persuadés d'être la crème de la crème mais vont déchanter (et provoquer le miracle).
Cette comédie familiale montre ce qu'il est possible de faire si tout le monde rame dans le même sens. Au début tout le monde se jauge, chacun fait sa vie comme s'il n'y avait pas d'enjeux. Mis à part continuer sa vie.

"Les profs" ce n'est pas qu'une comédie familiale visant à montrer un rapport profs / lycéens. C'est aussi un rapport entre les profs eux mêmes et face à soi: le timide, le passionné hors sujet (par rapport au programme du bac), la hiérarchie tantôt requin tantôt démotivée.


Ma note: 4/5 l'on surfe sur de bons clichés (physique chimie barge, philo charabia...). Les ados sont très réalistes dans leurs considérations: langue pendante face à la prof de français,... Cependant, j'aurais apprécié un peu moins de lourdeur dans les clichés, et un peu plus de bougeote plus tôt. Le remake du haka est pas mal pour remotiver les troupes.

Il y a de bons passages: créer / résoudre / corriger l'exercice (quelque part cela permet de comprendre la logique d'une question), le coupage de queue de cheval ou encore le sport dans les arbres (inspiré des camps ou évènements types Mud Day?).



dimanche 22 juin 2014

"Les gens heureux lisent et boivent du café" d'Agnès Martin-Lugand

« Ils étaient partis en chahutant dans l’escalier. (…) J’avais appris qu’ils faisaient encore les pitres dans la voiture, au moment où le camion les avait percutés. Je m’étais dit qu’ils étaient morts en riant. Je m’étais dit que j’aurais voulu être avec eux. »

Diane a perdu brusquement son mari et sa fille dans un accident de voiture. Dès lors, tout se fige en elle, à l’exception de son cœur, qui continue de battre. Obstinément. Douloureusement. Inutilement. Égarée dans les limbes du souvenir, elle ne retrouve plus le chemin de l’existence. C’est peut-être en foulant la terre d’Irlande, où elle s’exile, qu’elle apercevra la lumière au bout du tunnel.


Un petit roman de 187 pages mais qui envoie du lourd. Diane s'était lancé dans un café littéraire "Les Gens": depuis la mort de Colin et Clara, c'est le pote gay Félix qui tient la boutique (et les finances n'ont pas l'air au beau fixe). Diane décide de partir en Irlande. Parce que Colin aurait voulu y faire un voyage. Alliance autours du coup, elle se retrouve dans un bled pomé en Irlande avec Edward (voisin direct) taciturne, un pub, une supérette et basta. Mais une vue imprenable sur une plage et la mer.
Finallement Diane va faire son trou, même Edward va se montrer de plus en plus locace... Jusqu'au retour de Megan, une ex envahissante d'Edward qui n'a pas l'intention de se laisser marcher dessus (comprendre: il n'y a que Mégan pour Edward). Edward finira par dégager Mégan, mais Diane annonce qu'elle n'est pas prête pour s'engager dans une nouvelle relation, et rentre en France.
L'irlande aura eu tout de même du bon pour Diane puisqu'elle reprendra en main le café littéraire "Les Gens". Elle logera dans les combles, au dessus des gens.

Agnès Martin-Lugand aborde ici la fuite en avant, mais dans une approche réparatrice puisque Diane réussira à aller de l'avant. Cela n'a pas été facile, Diane a été malmenée mais au final elle apprendra sa leçon: faire enfin un bout de chemin vers le deuil, elle comprend qu'elle peut composer entre le défunt mari et un compagnon vivant.
L'idée que Diane ait un café littéraire et que Diane soit parisienne est tout à fait logique: pour moi, le café littéraire fait tout à fait parisien. Je n'aurais pas imaginé mieux. Les dernières pages du roman traduise très bien l'ambiance de Paris: les gens aux regards fermés et raleurs, les klaxons, les bouchons etc. De plus, le café fait très français. D'ailleurs, lorsque Diane est en Irlande, elle trouve le vin infect: le français est un inconditionnel de vin (de fromage, de café aussi). Le côté gastronomie n'est pas développé dans le roman, à part au travers du vin mais après tout Diane est censée être propriétaire d'un café littéraire, il est donc logique de se contenter de tourner autours de la boisson.


Ma note: 5/5 un vrai coup de coeur, mais j'aurais apprécié un shouia de développements en plus ici et là, comme par exemple à quel point les parents voient Diane comme une imcompétente. Mais en même temps je me demande si ces développements n'auraient pas cassé, plombé l'histoire. Ce que j'apprécie beaucoup avec cet ouvrage est que c'est au lecteur d'imaginer la suite des évènements: est-ce qu'Edward et Diane vont finir ensemble et dans quelles conditions (Diana ira-t-elle en Irlande? Edward viendra-t-il en France?...). A moins que Diane ne rencontre quelqu'un à Paris...


A lire si: vous avez vécu une fuite en avant ou vous vous demandez à quoi peut ressembler une fuite en avant

A ne pas lire si: vous voulez absolument connaître le fin mot entre Diana et Edward (puisque vous ne le saurez pas)

samedi 21 juin 2014

Minuscule, la vie privée des insectes - saison 1

Le spectateur est plongé dans la vie palpitante des insectes: coccinelle, fourmis, araignée, abeille, vers, escargot... Chaque aventure est relatée dans un mini épisode (entre 4 et 6 minutes).


Il n'y a aucun dialogue dans les épisodes. Il s'agit de la mise en scène pure, avec des bruitages: ailes d'un insecte, vent, patte sur le sol... Le design des images et le son sont exceptionnels. Le spectateur retrouve les fourmis travailleuses dans une ambiance armée, la coccinelle sensible...


Le spectateur découvre notre monde au travers de ces minuscules animaux: un spaghetti, une banane, se retrouver enfermer dans une maison, les pots de miel. Une araignée va même se retrouver malmenée par un ballon. Le style est épuré, le message va droit à l'essentiel.


Mine de rien, chaque épisode fait réfléchir: des abeilles décident de récupérer le miel directement dans les pots laissés par les humains sur une table, la fourmi leader fait marcher tout le monde au pas et chaque fourmi suiveuse est chargée de quelque chose...


Cette série télévisée made in France a eu droit à son film: "Minuscule, la vallée des fourmis perdues". Le moins que l'on puisse dire, est que les minuscules ont tout de grandes.


Lourdes (Hautes Pyrénnées 65)

Lorsque l'on parle de Lourdes, l'on parle bien sûr des sanctuaires. Cette ville est en effet un lieu de convergence religieux très important. Mais c'est aussi une ville à visiter, avec par exemple son château. Nombreuses boutiques proposent des articles en lien avec la religion: bouteille pour récupérer de l'eau, médailles...


Pour piqûre de rappel, Bernadette Soubirous y aurait eu 18 apparitions de la Vierge. C'est aussi un lieu où l'on y prête des guérissions et miracles. Toucher les contours d'une grotte, celle des apparitions, en émettant une demande, fait l'objet d'une file d'attente plus ou moins importante selon la période de l'année.


Pour ma part, j'y suis allé pour la culture générale. Y voir la mythique grotte bien sûr, mais aussi l'architecture des différents corps de l'ensemble: visiter l'église, regarder les lieux où sont déposées des bougies. Un espace de recueillement est ouvert à tous, face à la grotte des apparitions. C'est aussi des religieuses, des personnes promenant des invalides et handicapés mentaux.


Lourdes, c'est aussi le château. Il faut commencer par monter quelques marches avant d'accéder au site. Surplombant la ville, le château est inséré à flanc de montagne. Le bâtiment est à la croisée des paysages: d'un côté la ville, de l'autre la roche.


Il s'agit d'un château fort, qui abrite des expositions temporaires: ce qui est dommage, c'est que justement il y a un manque de fortitudes... Le côté château fortifié est manquant, ou peu mis en avant du fait des expositions. Le jardin est plutôt bien agencé.


Il y est retracé par exemple des monuments de l'époque comme des fermes en Espagne. Lourdes, au Sud-Est, a certainement voulu jouer sur la croisée des cultures: le mélange franco-hispanique.


Il y a cependant certaines scènes qui retracent l'époque. Les machines, la mise en scène permettent de se plonger dans l'ancien temps. Le visiteur pourrait s'imaginer la température, les odeurs, le rythme de vie de la journée.


De certaines parties du château, le visiteur peut apercevoir les sanctuaires: l'aspect religieux de la ville n'est jamais bien loin. Comme pour rappeler ce pour quoi Lourdes est majoritairement visitée. L'Assomption y est par exemple célébrée.


Pour des informations sur le château: http://www.chateaufort-lourdes.fr/
Vous pouvez approfondir les aspects religieux avec http://fr.lourdes-france.org/

Le château médiéval de Mauvezin

Le château de Mauvezin se situe dans les Hautes Pyrénées (65), il est accessible pour des individuels comme pour des groupes de scolaires et des groupes d'adultes. Six langues sont disponibles, dont l'occitan: une touche plus que locale ! La visite guidée peut se faire en occitan mais selon disponibilité.


La cour du château donne un aperçu des machineries utilisées à l'époque.


Les décorations varient d'une salle à l'autre, dans des styles variés.


C'est aussi des mises en scènes: costumes d'époque, mannequin (pas d'époque quand même).


Le tour sur les remparts donnent une vue imprenable sur les environs. Très vert. Très valonné.


Mëme les biquettes sont au rendez-vous ! Elles ne sont pas de l'époque de Gaston Fébus (1331-1391).


Pour plus d'informations (tarifs, horaires...):  http://mauvezin.ostau-bigordan.com/

Abbaye Cistercienne de l'Escaladieu (Hautes Pyrénées 65)

Fondée vers 1140, la bâtisse est désormais la propriété du Conseil Général des Hautes-Pyrénées. Vous pouvez visiter l'abbaye de trois manières différentes: libre, avec audio-guide, avec un guide. En plus du français, sept langues sont disponibles comme par exemples néerlandais, anglais et italien.


L'abbaye accueil aussi bien les individuels que les groupes d'adultes et les groupes d'enfants. Consultez le site internet pour les horaires d'ouvertures ainsi que les départs avec guide.


Des expositions ont lieu dans certaines salles de l'Abbaye mais aussi des évènements musicaux ou pièces de théâtre.


L'Abbaye de l'Escaladieu se situe à Bonnemazon (65). Pour plus d'informations: http://www.abbaye-escaladieu.com/

vendredi 20 juin 2014

Essex Game & Country Show

13 Mai 2012

Lorsque l’on parle de l’Angleterre c’est surtout: Londres, Buckingham Palace, le port de départ de feu Titanic, Bath pour ses thermes romains, la Reine Elisabeth II, Sherlock Holmes, James Bond et le MI-6, le thé… Mais l’Angleterre est aussi des animations en plein air, comme l’Essex Game and Country Show: cet évènement se déroule sur 2 jours et mélange animations, stands d’objets et alimentation.
Activités équestres : duels, viser des cibles en étant archer… Les costumes étaient d’époque de la chevalerie et réalisent des jeux propres à cette période. Cela donne un côté authentique.


Nous retrouvons également de l’agility avec des chiens. Un élevage fait une démonstration, mais il y avait également un stand agility pour les individuels avec leur chien. C’est aussi des stands avec des accessoires et jouets pour chiens: laisses, harnais, jouets, couffins…


A plusieurs horaires, il y avait animation tonte de mouton: présentation des différentes races de moutons britanniques, tonte de l’un des moutons, évolutions de l’utilisation de la laine, fréquence des tontes… L’animateur faisait entrer les moutons un par un, après avoir présenté rapidement la race, avec de la musique type cabaret. 


Moins connu et pourtant cela fait parti de nombreux parcs à thèmes comme le Puy du Fou: l’agility avec les hiboux. Les spectateurs étaient amenés à participer à l’atelier: faire voler une arche avec 4 puis 6 et enfin 8 personnes pour faire voler le hibou au milieu, tout le monde de dos les yeux fermés et si nous entendions le hibou passer nous levions la main… Un hibou a décidé d’aller se percher sur un stand à côté: chacun son tempérament.


L’Essex Game and Country Show ce n’est pas que des animaux: c’est aussi une démonstration de sport. Avec les commentaires en fond sonore pour expliquer les différentes actions menées par le groupe, les modalités d »inscription à ce type de sport ou encore à qui s’adresse ce sport.


C’est aussi des jeux pour enfants: être dans une bulle sur l’eau pendant 5 minutes. Même les adultes s’y sont mis ! Chaque bulle est reliée par un câble à la base de départ, pour pouvoir revenir au bord. Un peu de fraîcheur au milieu de la verdure.


Tout le monde y trouve son compte: un quelque chose pour son animal, la découverte des caractéristiques des furets ou la conservation des hiboux, jeu dans la bulle sur l’eau ou toboggan gonflable… La nourriture des stands était pas mal du tout, typique de ce type d’évènement en extérieur: saucisse frites, sauces à volonté, soda ou eau, boissons chaudes…


Pour ma part j’ai essayé le tir à l’arc: £5 pour 6 flèches, protection à l’avant bras de tir de la flèche et un tuteur par cible. Le tuteur explique comment prendre l’arc, comment positionner la flèche, comment orienter l’arc par rapport à la cible, bloquer son buste dans une certaine attitude…