Sorties

Edito Décembre 2017

Dernier mois de l'année ! Et les cadeaux de Noël qui approchent à grands pas: avez-vous trouvé le roman ou le film à mettre sous le sapin? Rendez-vous en PAL et PAV 2017 pour un flashback de l'année écoulée, et prendre des idées. Les résolutions pointent le bout du museau: continuons à lire et aller au cinéma, qu'en pensez-vous?

vendredi 31 octobre 2014

"Sleepy Hollow, la légende du cavalier sans tête" de Tim Burton

Casting: Johnny Depp, Christina Ricci, Christopher Walken, Michael Gambon, Christopher Lee, Miranda Richardson, Casper Van Dien

Interdit aux moins de 12 ans

En 1799, dans une bourgade de La Nouvelle-Angleterre, plusieurs cadavres sont successivement retrouvés décapités. Les têtes ont disparu. Terrifiés, les habitants sont persuadés que ces meurtres sont commis par un étrange et furieux cavalier, dont la rumeur prétend qu'il est lui-même sans tête. Les autorités new-yorkaises envoient alors leur plus fin limier pour éclaircir ce mystère. Ichabod Crane ne croit ni aux légendes, ni aux vengeances post-mortem. Mais, à peine arrive, il succombe au charme étrange et vénéneux de la belle Katrina Van Tassel.


Bienvenue à l'âge de pierre des enquêtes policières ! Ce n'est sans compter sur Ichabod Crane pour faire changer les choses ! Ce dernier est pointé du doigt car il veut mener des enquêtes. Quelle idée stupide, vraiment: quand on retrouve un cadavre dans l'eau, c'est que monsieur est mort noyé, point barre. Ichabod va se retrouver dans un bled pomé au milieu de nul par pour prouver que ses enquêtes sont légitimes. Forcément, Ichabod venant de la ville: les préjugés sont là. En plus Ichabod est cartésien: il croit dur comme fer à l'explication par a + b la mort de quelqu'un.


Mais il trouvera une alliée parmi les habitants: Kristina Van Tassel. Assez innocente sur les bords, elle croit (et pratique) la magie blanche, visant à protéger les gens. Kristina apparaît plus ou moins promise à Brom Van Brunt (interprété par Casper Van Dien: avec des noms comme ça, plus pecnaud que ça je demande à voir...).


L'enquête va aboutir à plusieurs points de conclusion. Une femme était enceinte mais personne ne le savait (ou ne voulais le savoir). Les gens ont un lien (un testament favorisant Kristina Van Tassel). Un cavalier sans tête sème la terreur (mais ça faudra attendre la fin du film pour découvrir qui manipule le cadavre).

Au final les choses vont revenir dans l'ordre. Kristina et Ichabod vont finir ensemble, le cavalier sans tête a retrouvé sa tête (et une compagne par la même occasion). Ichabod voulait prouver qu'avec de nouvelles méthodes il était possible de mener une enquête, il aura trouvé en route du surnaturel et l'amour. Et peut-être déclenché une vocation chez un jeune homme.


Ma note: 4.75/5 l'ambiance est très réussie, un vase clos qui fait que le spectateur suspecte tout le monde et n'importe qui. Pour une foi que le mec n'arrive pas sur son cheval blanc mais la nana...


A voir: si le mélange superstitions / temps reculés / sciences ça vous attire

A zapper: si vous êtes fan des enquêtes flanquées de technologies


jeudi 30 octobre 2014

"Fugitives" d'Alice Munro

Elles partent. Fuguent. S'enfuient. S'en vont voir ailleurs. Elles : des femmes comme les autres. Par usure ou par hasard, un beau matin, elles quittent le domicile familial (ou conjugal), sans se retourner. En huit nouvelles, Alice Munro met en scène ces vies bouleversées. Avec légèreté, avec férocité, elle traque les marques laissées sur les visages par le temps, les occasions perdues, les petits arrangements que l'on croyait provisoires.


Cela faisait un moment queje n'avait pas lu de nouvelles (honnêtement, Maupassant au collège... il y a plus de quinze années de cela...). Je me suis dit que ça ferait une parenthèse parmi les romans. Ou en tout cas une histoire en un bloc. Et un auteur primé nobel de littérature aussi, une première en ce qui me concerne.

Alice Munro couvre avec plus ou moins de légèreté des parenthèses de vies. Par histoires d'une quarantaine de pages, elle brosse différentes situations qui poussent à l'évasion. Des évasions plus ou moins longues, dans des cadres variés. Les personnages féminines ont chacunes des raisons de partir, plus ou moins longtemps. Et plus ou moins de raisons de revenir dans le cocon initial.

Le lecteur peut se retrouver dans une situation, ou plusieures situations. Des occasions manquées, des envies qui ne dureront pas longtemps: peu importe la pause, l'essentiel est de trouver un quelque chose qui manquait. Ou de tester une limite.

Ce livre sort des sentiers battus: au lieu de traiter "fugitives" d'un point de vue sombre, il s'agit ici d'un côté léger, un peu sentimental. Ce n'est pas tant le côté prix nobel de littérature qui m'a interpellée. C'est le résumé: les nouvelles, le gabarit total du livre et le résumé. Ce côté fuyons un temps sans tomber dans du glauque. Un peu de guimauve tant tomber dans de la naïveté excessive: Alice Munro reste réaliste dans les considérations des personnages.
Ma note: 4/5 cela se lit bien, mais le vocabulaire fait un peu "un autre temps"... Chaque nouvelle se lit très bien cependant car chaque histoire à son dynamisme et son contexte. A un moment donné nous avons pu nous imaginer "et si je ne revenais pas..." ou bien "et si je ne donnais pas signe de vie pendant un moment...": Alice Munro met en scène plusieures situations qui peuvent illustrer ces pensées.

mercredi 22 octobre 2014

"Angor" (13) de Franck Thilliez

Camille Thibault est gendarme dans le Nord de la France. Depuis sa greffe du coeur, ses collègues s'inquiètent pour elle. Chaque nuit, elle fait des cauchemars où une femme séquestrée l'appelle au secours. Un rêve tellement vrai, comme un souvenir... celui de son donneur? Camille n'a plus qu'une obsession: retrouver son identité et découvrir quel drame il a vécu...

Au même moment, à une centaine de kilomètres de là, deux employés de l'Office National des Forêts constatent les dégâts des orages violents survenus en ce mois d'Aoput. Dans une cavité laissée par un arbre déraciné, ils croient apercevoir une ombre. L'un d'eux s'approche. Des yeux presque blancs, dépourvus d'iris, c"est tout ce qu'il aura le temps de voir avant qu'une main venue des entrailles de la terre ne lui agrippe les cheveux.

Lucie et Sharko sont en train de donner le biberon à leurs jumeaux quand Franck est appelé sur une nouvelle affaire: une femme, victime d'une longue séquestration. Presque aveugle, tant elle est restée dans le noir... sous un arbre. L'enquête prend des proportions inhabituelles lorsque Sharko s'aperçoit qu'à chacune de ses découvertes, il a été devancé par une jeune femme, gendarme dans le Nord...


Les organes sont au centre de ce nouveau roman thriller made in Franck Thilliez. Les yeux et le coeur ne sont que le début. D'un côté Camille va tenter de comprendre ce qui lui arrive, et Sharko and co de l'autre se plongent sur une victime de séquestration quasi aveugle: les chemins vont se croiser et révéler un trafic d'organes bien au-delà de la simple France.

Franck Thilliez fait ici un parallèle avec "Atom[ka]": Lucie et Sharko avaient enquêté en Russie. Le réseau qu'ici est sur le point d'être démentelé a un lien avec ce qui avait été touché du doigt dasn "Atom[ka]". La fin de "Angor" laisse présager une suite: le réseau continue de planer, au détail que les policiers sont plus avancés sur le sujet.

Le coup des greffes d'organes est maîtrisé: procédure, délai de survie entre le moment où l'organe est prélevé et le moment où il est greffé, le retrait de la liste des demandes de greffes... Il est même abordé la question de la mémoire cellulaire. Le lecteur sent, comme d'habitude, qu'il y a eu une recherche sur le sujet.


Ma note: 4.75/5 assez rageant que les protagonistes majeurs tombent comme des mouches et d'avoir qu'un simple aperçu du réseau (aussi rageant que les protagonistes), une suite est nécessaire pour savoir enfin de quoi il retourne.

dimanche 12 octobre 2014

"Mes meilleures amies" de Paul Feig

Casting: Kristen Wigg, Rose Byrne, Maya Rudolph, Melissa McCarthy, Ellie Kemper, Wendi McLendon-Covey, Jon Hamm, Chris O'Dowd

Annie a la poisse. Son fiancé l’a quittée et son nouvel amant est un goujat. Lillian, sa meilleure amie, file quant à elle le parfait amour. Lorsqu’elle lui annonce son futur mariage, Annie oublie ses soucis pour se consacrer à son rôle de témoin et transformer les préparatifs en un moment magique et privilégié. Mais c’est sans compter sur les autres amies de Lillian, l’insatiable et athlétique dragueuse Megan, la candide Becca, l’ex-beauté Rita et l’ultra-snob Helen… toutes incontrôlables et décidées à donner de la voix pour imposer leurs choix dans l’organisation de l’enterrement de vie de jeune fille. Débute alors une délirante aventure…!


Un démarrage comme toute comédie romantique girly. Lillian se fiance ce qui plonge Annie dans un état de choc. Oui Annie est contente pour sa meilleure amie (qui la largue demoiselle d'honneur dans la foulée, tant qu'à faire) mais Lillian renvoit à Annie une vie de couple inaboutie. Même si Annie semble s'éclater sans attaches et plans culs sans perspectives.


Et là le spectateur, comme Annie, se retrouve avec un groupe de nanas qui n'ont rien à voir entres elles. Megan buldozer, Becca qui vit sa vie de couple chez les Bisounours, Rita frustrée par la testostérone ambiante et son rôle de bobonne au foyer, la snobinarde Helen et Annie au bord du précipice (qui s'est faite virée de la collocation).


C'est partie pour une guerre entre qui-va-dénicher la meilleure robe, qui-aura-la-meilleure-idée pour la soirée d'enterrement de vie de jeune fille et j'en passe. Le tout flanqué par: un contre-coup de resto brésilien, une cuite pendant le voyage aérien vers Las Vegas, une partie de tennis à s'envoyer des balles comme des boulets de canon, une crise lors de la remise des cadeaux...


Une guerre des filles à l'occasion d'un mariage. Mais au final elles vont être liées. Comme quoi, les choses peuvent mal démarrer et ça donne des nouveaux amis. Un envers de décors que les invités ne peuvent pas forcément se douter.


Ma note: 4.5/5 une comédie romantique girly qui brosse un portait rigolo des préparatifs mariesques: sélection de robes pour les demoiselles d'honneur, déjeuner mexicain, cadeaux pour la future mariée, voyage en avion, débat sur la soirée d'enterrement de vie de jeune fille... Sur fond de règlements de comptes: Helen et Annie en lice pour savoir qui est la meilleure amie de Lillian.


A voir: pour une soirée sans prise de tête, pour vous rassurer sur les préparatifs du grand jour dans la vie d'une femme

A zapper: si l'ambiance girly n'est pas du tout votre truc, si vous préférez voir un match de foot ou de rugby donc testostérone au rendez-vous

vendredi 10 octobre 2014

"La voix de la Terre (3)" de Bernard Werber

7 joueurs, 7 visions du futur. Le but ultime de chacun: s'imposer. Et si un 8è joueur venait tout boulverser? La Terre n'a pas dit son dernier mot...


Après "Troisième Humanité" et "Les micro humains", Bernard Werber clot ici la saga littéraire visionnaire sur le futur de l'humanité. Microland a prospéré en dix ans. Sauf que Gaïa (la Terre) n'est toujours pas vraiment prise en compte. Les Humains entrent en guerre à l'issue du crash de Théia 13 (caillou de l'espace porteur de vie, tant espéré la Terre qui voulait être fécondée), jusqu'à diviser la population mondiale par deux. La Terre va décider de se rebeller en provoquant une pluie continue pendant des jours et des jours. Finalement, grâce à de l'acuponcture terrienne, le contact va revenir et la donne va enfin changer. Pour le dialogue. Cependant, Théia 14 va à nouveau faire basculer les chose: ce caillou, contenant à nouveau de la vie, tant attendu par Gaïa, va être à nouveau sujet à débat. Laisser crasher Théia 14 ou pas?

Chaque groupe espère justifier de sa légitimité: féministe, rapetissement des humains, capitalisme... Sauf qu'il s'agit d'évolutions avec des oeillères: chaque groupe ne peut évoluer seul, chaque groupe est complémentaire d'un autre. Au final, même les micro-humains n'apportent pas exactement le salut souhaité, puisqu'ils se montreront aussi violents que les humains classiques.

Ma note: 5/5 Bernard Werber propose dans ce troisième et dernier opus une fin alternative quant à la nouvelle humanité: ces micro-humains donnent des nouvelles considérations, des nouvelles visions et des nouvelles technologies.

A lire si: vous êtes inconditionnel(le) de Bernard Werber et de la saga (il faut quand même avoir lu les 2 livres précédents pour comprendre ce troisième livre, quand même).

A ne pas lire si: vous n'avez pas suivi la saga

mercredi 8 octobre 2014

"Top Gun" de Tony Scott

Casting: Tom Cruise, Frank Pesce, Tom Skerritt, Kelly McGillis, Val Kilmer, Anthony Edwards, Michael Ironside

Jeune as du pilotage et tête brûlée d'une école réservée à l'élite de l'aéronavale US ("Top Gun"), Pete Mitchell, dit "Maverick", tombe sous le charme d'une instructrice et doit bientôt se remettre en cause après un tragique accident...


A la base, Maverick n'était pas du tout prévu dans le programme Top Gun, mais c'est le retrait d'un collègue à la suite d'un incident qui va changer la donne. C'est à contre-coeur que le boss va envoyer Maverick au Top Gun.


Dans ce programme Top Gun, c'est simple: une seule femme, et bien sur Maverick va craquer sur elle. Inversement proportionnel. Sauf qu'il y a la barrière entre formateurs et formés, sans oublier bien sur que Maverik est une tête brûlée et qu'il est pas très bien vu par les collègues.


Les confrontations masculines sont à leur appogées: jouttes verbales au sol, provocation dans les airs... Chacun a son tempéramment et est prêt à tout pour atteindre le même objectif: déccrocher la première place.


C'est aussi une histoire d'amour. Et bien sûr cette histoire n'est pas vraiment autorisée puisqu'il s'agit d'une formatrice avec un élève. Mais bon on peut passer outre car ils sont quand même majeurs et consentants...


Ce qui est pas mal dans "Top Gun" est que pour une foi Tom Cruise ne se retrouve pas numéro un. Nous connaissons le sauveur dans "La guerre des mondes", le meilleur agent dans "Mission: Impossible". Ici, il ne remporte pas le Top Gun. Et en plus il se montre fair play.


Ma note : 4.75/5 une très bonne B.O reconnaissable entre mille, nottamment la chanson "Take my breath away" de Berlin. Les personnages se complètent. Dommage que l'on ne montre pas plus de femmes dans ce milieu, mais vu la date de sortie du film (1986) cela devait être rare...


A voir si: vous adorez l'ambiance avions, vous n'avez pas une dent contre Tom Cruise, vous voulez voir pour une foi Tom Cruise non vainqueur

A zapper si: l'ambiance testostérone vous gave

dimanche 5 octobre 2014

"Horns" d'Alexandre Aja

Casting: Daniel Radcliffe, Max Minghella, Joe Anderson, Juno Temple, Kelli Garner, James Remar, Kathleen Quinlan, Heather Graham

Interdit aux moins de 12 ans

Soupçonné d’avoir assassiné sa fiancée Merrin, rejeté par tous ceux qu’il connaît, Ignatius a sombré dans le désespoir. Un matin, il se réveille avec une paire de cornes sur la tête. Celles-ci lui donnent un étrange pouvoir, celui de faire avouer leurs plus noirs secrets aux gens qu’il croise. Ignatius se lance alors à la recherche du véritable meurtrier…


Inutile de présenter Daniel Radcliffe. C'est une des raisons pour lesquelles j'ai fait ma curieuse: aller voir ce film et juger du transfer post Harry Potter. Mais pas que (eh oui, j'ai bien écris "une des raisons", il y en a donc d'autres). Une histoire d'amour fauchée et la descente aux enfers (du coup au sens littéral du terme) pour le survivant (Harry Potter était le survivant de Voldermort... je m'égare... désolée).


Après une aventure d'une nuit, passablement bourré (Ignatus ne se souvient de pas grand chose), Ignatus se retrouve flanqué d'une paire de cornes. Tandis qu'il attend pour un rendez-vous médical, les premiers effets se font déjà sentir. Avoir trois personnes autours de lui. Eh oui. Monsieur est un tombeur: il fait révéler les plus noires pensées...


... Et il va en profiter pour prouver son innocence: trouver l'assassin de sa copine Merrin. Le meurtre s'est produit après une soirée dans un bar, alors qu'Ignatus s'appretait à demander la main de Merrin. Le spectateur peut alors se dire "ouais bon okay elle a refusé, il a pété un watt et basta"...


... Mais il s'avère que le meurtrier est bien plus proche qu'il n'y parait. Pour vous mettre sur la voie: tout au long du film le spectateur va avoir des flashbacks dans la vie amicale d'Ignatus. Nous avons des amis, jusqu'au coup de couteau dans le dos. Deux amis (dont Ignatus) avait s'entendaient très bien avec Merrin. Et... puisqu'Ignatus et Merrin c'est fini, Lee le second soupirant va se dire que c'est bon: Merrin voudra de lui. Sauf qu'il y a eu méprise: Lee ne supportera pas être rejetté, et va tuer Merrin...


Avant d'en arriver au meurtrier, Ignatus va sonder littérallement les esprits des policiers, de ses parents, de son frère, du groupe d'amis (ils se fréquentent depuis le primaire: c'est dire si la contoitise de la donzelle remonte à loin et le couple Ignatus / Merrin dure). Ignatus va développer une affinité avec les serpents pour faire tomber les pions. Y compris cette serveuse qui a surpris la scène de rupture et fait un faux témoignage auprès de la police (comme quoi Ignatus a malmené Merrin).


Des scènes de baston comme nous pourrions en voir dans n'importe quel blockbuster américain. C'est aussi des répliques humour noir, assez décapant: Ignatus utilisera ses pouvoirs pour casser le système. Comme par exemple faire en sorte que les deux policiers qui ne cessent de suivre Ignatus finissent par s'envoyer en l'air dans le voiture, alors qu'ils sont en patrouille.


Le spectateur se doute que le meurtrier est parmi le groupe d'amis, sans pour autant réussir à déterminer qui. Ce n'est qu'après la nuit au commissariat, après la baston sur le parking du club de jazz où le frère d'Ignatus joue, qu'Ignatus va mettre le doigt sur l'élément perturbateur: Lee a la croix de Merrin. C'est donc pour Lee que Merrin ne voulait pas s'engager et voir d'autres hommes pour être sure de faire le bon choix.


Cependant, la finale du film casse complètement le film. Ignatus se rapproche pas à pas, comme un Vandetta il punit. Lee finira par avouer, malgré lui, ce qui s'est passé cette nuit là. Malgré lui car Ignatus va entrer dans son esprit. Lee va tenter de tuer Ignatus, sans succès. Tout du moins pas tant que la dernière confrontation, celle qui permettra à Ignatus de tourner la page, n'ait aboutie. Jusque là tout va bien.
Ignatus pourra compter sur son frère Terry, au dernier moment (après lui avoir forcé à ingérer une dose monumentale de drogues qui emmèneront Terry à l'hosto), pour le soutien lors de la confrontation avec Lee. Et c'est là que le bas blesse.


Après avoir survécu à la tentative d'assassinat par Lee (mis à feu de la voiture avec Ignatus à l'intérieur), Ignatus est très gravement brûlé. Le père de Merrin va lui accorder, en quelque sorte, son pardon et lui laisser la croix de Merrin: le fait de porter cette croix va permettre à Ignatus de redevenir avec un physique normal. Mais lors de la confrontation avec Lee, dans la forêt, à côté de la cabane, Ignatus va enlever la croix et se transformer littéralement en ce que l'on peut qualifier de Diable. Et mourrir sous cette forme, après avoir ascéner un coup fatal à Lee... Lee qui se fera tuer par une horde de serpents (dont un serpent qui le transpercera de part en part au niveau de l'abdomen avant de finir par s'engouffrer par la bouche).


Ce film est mis Interdit Aux Moins De 12ans. Honnêtement je recommande pour un public avertis au dessus de 14ans. Tout d'abord le vocabulaire très cru, certaines scènes assez osées, et la prise de drogues. Ensuite, et surtout, à cause de la finale pendant laquelle Lee se faire transperçer par les serpents.


Ma note: 3.5/5 le film est très bien mené, Ignatus va faire son chemain pas à pas dans sa quête de vérité et en utilisant son pouvoir avec le juste équilibre: par exemple au lieu de tuer son frère, qu'Ignatus accuse de ne rien faire pour l'aider ni au moins d'aoir essayé, il va le pousser à bout par la drogue pour le forcer à s'en sortir. Les flashbacks apportent vraiment une valeur ajoutée au film pour comprendre pourquoi Lee, pourquoi le lien si fort entre Ignatus et Merrin par exemples. Il est très dommage que la finale gâche tout.


A voir si: vous voulez voir une nouvelle approche du diable, vous appréciez les histoires d'amour qui finissent mal, un Daniel Radcliffe à l'opposé d'Harry Potter (nottament dans le plus simple appareil)

A ne pas voir si: la simple vue d'un serpent à la télé vous hérisse le poil, bien que Daniel Radcliffe ne soit plus Harry Potter vous voyez encore le visage du sorcier à chaque photo du film

samedi 4 octobre 2014

"Dracula untold" de Gary Shore

Casting: Luke Evans, Sarah Gadon, Dominic Cooper, Samantha Barks, Art Parkinson, Paul Kaye, Zach McGowan, Charles Dance

Avertissement : des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs

L’histoire débute en 1462. La Transylvanie vit une période de calme relatif sous le règne du prince Vlad III de Valachie et de son épouse bien-aimée Mirena. Ensemble, ils ont négocié la paix et la protection de leur peuple avec le puissant Empire ottoman dont la domination ne cesse de s’étendre en Europe de l’Est. Mais quand le sultan Mehmet II demande que 1000 jeunes hommes de Valachie, dont le propre fils de Vlad, Ingeras, soient arrachés à leur famille pour venir grossir les rangs de l’armée turque, le prince doit faire un choix : abandonner son fils au sultan, comme son père l’a fait avant lui, ou faire appel à une créature obscure pour combattre les Turcs et par là même assujettir son âme à la servitude éternelle. Vlad se rend au pic de la Dent Brisée où il rencontre un abject démon et conclut un accord faustien avec lui : il acquerra la force de 100 hommes, la rapidité d’une étoile filante et les pouvoirs nécessaires pour anéantir ses ennemis, en l’échange de quoi, il sera accablé d’une insatiable soif de sang humain. S’il parvient à y résister pendant trois jours, Vlad redeviendra lui-même, et sera à même de continuer à protéger et gouverner son peuple, mais s’il cède à la tentation, il entrera le monde des ténèbres pour le restant de ses jours, condamné à se nourrir de sang humain et à perdre et détruire tout ce et ceux qui lui sont chers.




Le sous-titre "Untold" laisse présager un retour aux origines, mais pas forcément les origines que l'on croit: Vlad a passé un pacte avec le Diable pour assurer la protection de son peuple en Transylvanie. Certes. Mais dans cette version de "Dracula" le Diable est un homme qui lui même a signé son âme, mais en contrepartie il reste condamné à vivre dans une grotte, à ne pas supporter la lumière du jour et à se nourrir de sang. Déséspéré, Vlad se tourne vers lui...


Petite introduction: la réputation de Vlad l'empaleur. Vlad a été donné par son père aux Turcs et deviendra le guerrier le plus craint. Non sans être passé par la case blâmes physiques, laissant des cicatrices sur son corps. Alors lorsque Mehmet réclame 1000 jeunes hommes de l'empire de Vlad, avec le traitement que Vlad a connu, s'en est trop.

Vlad est alors prêt à tout pour éviter que son fils Ingeras ne connaisse pas le même sort, éviter que l'Histoire ne se répète. Et protéger son peuple de la menace de Mehmet.


Voici le discours du damné-de-la-grotte (ou Maître): Vlad boit son sang. Deux possibilités s'offrent à Vlad: soit il se nourrit de sang et il restera un damné buveur de sang pour l'éternité, soit il ne se nourrit pas de sang pendant trois jours et il redeviendra mortel. Pendant les trois jours, peu importe l'issue (boire du sang ou non), Vlad aura les pouvoirs du Maître.

Après avoir bu le sang, Vlad rentre au campement. C'est qu'il doit faire face à ses problèmes: son frère Mehmet (interprété par Dominic Cooper) a réclamé 1000 jeunes hommes... Ce que se refuse Vlad. La guerre est aux portes de la ville. Sauf que Mme Vlad (Mirena, interprétée par Sarah Gadon) va être aux premières loges des changements de son Vlad de mari: les cicatrices ont disparues, l'allergie au soleil...


Vlad va être divisé entre le contrôle de sa soif de sang pour ne pas somber définitivement dans la damnation, et l'envie d'écraser Mehmett. Les négociations vont être un échec: Vlad va commencer par écraser, à lui seul, une armée d'un milliers d'hommes envoyés par Mehmett. Cela mettra le feux aux poudres. Vlad sera alors crain par son propre peuple et au-delà.


Ce n'est sans compter sur la mort de Mirena: elle poussera Vlad à boire son sang pour qu'il puisse accomplir sa destinée. Au même moment, le Maître sait que Vlad est sur la brèche: qu'il ne veut pas mais qu'il aimerait boire le sang de Mirena... Tandis que Vlad craque, le Maître se libère de l'ombre.


Au final, Mehmett et Vlad s'affrontent. Ingeras survivra et reprendra le trône de son damné de père Vlad, grâce à un prêtre qui l'aura sauvé lors de la bataille finale. Vlad se fait réanimé par le Maître: le spectateur retrouve Vlad dans (ce qui semble être) les Etats Unis, et de nos jours. Visiblement, il a trouvé en une femme l'esprit de feu Mirena. Mais le Maître n'est jamais loin, avec cette phrase qu'il a eu lorsque Vlad a bu son sang: que la partie commence.


Ma note: 4.75/5 les différents éléments s'emboitent parfaitement. Je mets mon grin de sel pour le 0.75 qui manque à la note: et le Maître dans tout ça? Et ladite enfance avec Mehmett (pour justifier du lien au moment de l'action)? Mis à part ça, "Dracula untold" donne du sang frais tout en restant dans la lignée vampirique. On et loin du côté bling bling rock star de "La reine des Damnés", il y a un peu l'esprit du film "Van Helsing" dans le côté lieux (châteaux / abbaye...) et costumes (effet d'époque).


A voir si: vous adorez le genre vampire, vous voulez une théorie alternative à l'origine de Dracula vous êtes fan de Dominic Cooper, vous appréciez les histoires d'amour qui finissent mal

A zapper si: les vampires vous sortent par tous les pores de la peau, vous ne supportez pas les mouvements de caméra brusques lors de batailles, la vue des chauves-souris vous hérisse les poils


mercredi 1 octobre 2014

"Wanted: choisi ton destin" de Timur Bekmanbetov

Casting: Angelina Jolie, James McAvoy, Morgan Freeman, Terence Stamp, Common, Thomas Kretschmann, Kristen Hager, Marc Warren

Avertissement : des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs

Wesley Gibson a toutes les raisons du monde d'être malheureux. Tyrannisé par son patron, malmené par ses collègues de bureau, trompé et humilié par sa petite amie, ce jeune loser victime d'angoisses récurrentes, ne survit qu'à coup de tranquillisants et de plateaux repas macrobiotiques. Dur à vingt-cinq ans... C'est alors qu'une fille de rêve fait irruption dans sa triste vie. Fox est une tueuse d'élite, affiliée à une secte ultrasecrète : la Fraternité, dont les membres se sont érigés en instruments du Destin. Leur devise séculaire : "Un homme de tué, mille hommes de sauvés"... L'heure est venue pour Wes de prendre la suite de son père et de découvrir en lui-même des ressources, une soif de violence, des réflexes et des aptitudes insoupçonnés. Sous la tutelle du mystérieux et charismatique Sloan et de Fox, Wes commence un entraînement rigoureux qui va faire de lui le meilleur assassin de la Fraternité. Devenu le favori de la secte, Wes a aussi la tardive satisfaction se venger de ses anciens tourmenteurs. Mais l'ivresse du pouvoir n'a qu'un temps ; bientôt, il devra apprendre ce que nul ne peut lui enseigner : tracer sa propre voie et contrôler sa destinée...


Wesley (James McAvoy) a tout de l'employé lambda: quelques dollars sur son compte, un job frustrant, des crises d'angoisses mais il se soigne avec un traitement à vie, Janice la supérieure hiérarchique insupportable, une copine qu'il délaisse, un appart à côté du train... Bref, un contexte qui tente à l'évasion. Parce que le monde de la Fraternité est-il bien réel? Influencer la trajectoire de la balle d'un flingue, réparer son corps grâce à une sorte de cire, une machine à tisser qui donne le nom de la prochaine cible? Et le comble: Fox (Angelina Jolie), gaulée comme pas possible, s'intéresse à un homme aussi incipide et fade que Wesley? Même si derrière Fox justifie l'intérêt pour Wesley parce qu'il est le fils de son père, vraiment?


Hormis ce contexte qui prêterait (et prête) à se dire que Wesley se rêve une vie palpitante où il n'aurait pas de comptes à rendre à sa boss, je me suis laissée hapée par l'ambiance du film. Le côté groupuscule ne tombe pas dans les clichés: une machine à tisser est quand même à l'origine de l'exécution des contrats. Le personnage de Wesley évolue progressivement, sans à-coup.


Les méthodes de préparations sont assez particulières. Attraper une navette dans une machine à tisser. Se faire tabasser ligotté à une chaise. Se battre contre un boucher. Finir dans le bain de cire. Faire dévier la trajectoire de la balle en positionnant une carcasse d'animal devant la cible. Découvrir la chambre où le paternel a vécu. Aller en mission en sautant sur le toit d'un train.


Accessoirement on reluque la plastique d'Angelina Jolie ou de James McAvoy. Il faut bien allier un film d'action (forcément bourré de flingues) avec un peu de plaisir. Surtout que Wesley est parti d'un mec peu sur de lui et physiquement un peu mou. Quant à Angelina Jolie, elle semble abonnée aux films d'action.


Wesley ignore tout de son père (il s'est fait la malle alors que Wesley n'avait que quelques jours), ce qui est pris à l'avantage de la Confrérie: genre il était un tueur hors pairs, qui vient de se faire descendre tout juste la veille. A la suite d'une course poursuite durant laquelle il  a syncopé, Wesley se réveille dans un hangar. Avec des mouches. Il se voit demandé par Sloan (Morgan Freeman) de shooter les ailes d'une mouche... Ce que Wesley réussi à faire. Et c'est parti pour un round !


Ma note: 4/5 un peu tiré par les cheveux, mais ça tient la route. Un casting à sa place, une musique saturée, de l'action, le personnage de Wesley évolue de le bon sens. Des scènes un peu tirées par les cheveux, mais l'ensemble se tient. L'usine textile utilisée comme point de chute est logique puisqu'une machine à tisser donne les noms à abattre, et le film joue sur le mot "filature": comme une des chansons le dit, "little things". Il y a des petites choses qui font que l'on peut penser que Wesley fantasme sa vie de super héros.


A voir si: vous appréciez Angelina Jolie et/ou James McAvoy et/ou Morgan Freeman, adorez l'idée qu'une société secrète existe, l'idée qu'un homme incipide puisse enfin prendre son destin en main (et en plus se faire coacher par une bombe)

A zapper si: l'un des acteurs (ou tous) vous pompent l'air, les films à gros renforts de gros flingues vous sortent par les yeux de la tête, vous ne supportez pas le style Timur Bekmanbetov