Sorties

Edito Octobre 2017

Octobre marque vraiment le passage la rupture: l'été s'éloigne, les journées avec la brume, les températures fraîches et les soirées au coin du feu. L'occasion de lire et d'aller au cinéma !

dimanche 22 février 2015

"Kingsman: services secrets" de Matthew Vaughn

Casting: Colin Firth, Samuel L. Jackson, Taron Egerton, Mark Strong, Michael Caine, Sofia Boutella, Sophie Cookson, Mark Hamill

Avertisseent: des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs

Kingsman, l'élite du renseignement britannique en costumes trois pièces, est à la recherche de sang neuf. Pour recruter leur nouvel agent secret, elle doit faire subir un entrainement de haut vol à de jeunes privilégiés aspirant au job rêvé. L'un d'eux semble être le candidat "imparfaitement idéal": un jeune homme impertinent de banlieue londonienne nommé Eggsy. Ces super-espions parviendront-ils à contrer la terrible menace que fait peser sur le monde l'esprit torturé du criminel Richmond Valentine, génie de la technologie?


A voir l'affiche, on peut se dire "so kitch". Le sous titre "services secrets" est non sans rappeler James Bond: eh oui, nous sommes bien ici dans un film d'espionnage. Sauf que le contexte est différent: il s'agit d'une petite agence, loin des avantages matériels et backups que le MI-6 peut procurer.
Le spectateur est plongé d'abord dans le contexte de vie d'Eggsy puis le process de recrutement au sein de KingsMan. Mais pas que: nous avons également, dès ces premiers instants d'introduction, le méchant, qui a 5ans d'âge mental, ne supportant pas la vue du sang et s'éclate avec des cartes SIM nouvelle génération.


Nous avons donc une brochette de jeunes recrues face à une menace technologique. Le début du film se consacre surtout aux liens entre les candidats, la formation, l'infiltration vis à vis de Richmond Valentine. Chaque personnage montre certaines capacités mais se font éliminé; il ne restera plus qu'Eggsy et Roxy. Roxy sera retenue suite à l'ultime épreuve test, mais Eggsy ne sera pas pour autant mis sur le banc de touche.


Galahad (Colin Firth) va lui même succomber à l'onde de l'ennemi à l'occasion d'une bonne baston dans une église: il va zigouiller tout le monde, avant de se faire buter par Richmond Valentine. Mais la relève est assurée et l'agence est solide bien sûr.


Une musique qui a un peps d'enfer et qui donne la patate. Un casting au look so british (après tout, la base de KingsMan est à Londres) qui va se balader en Argentine en passant par l'atmosphère. Un scénario très bien ficelé: les deux heures de film passent impeccablement bien, tout s'emboîte de façon logique.


Ma note: 4.75/5 le démarrage du film reste un peu flou du fait de l'enchaînement rapide de personnages voulant récupérer une personne importante, mais le reste du film passe juste très bien. L'aspect recrutement apporte une touche intéressante au film. James Bond a du soucis à se faire.


A voir: si vous êtes déjà très botté par James Bond, si vous voulez voir la nouvelle génération d'agents secrets, si vous voulez voir un repas d'affaire autours d'un hamburger / frites

A zapper: si les histoires d'agents secrets ça vous gonfle


samedi 21 février 2015

"Gone girl" de David Fincher

Casting: Rosamund Pike, Ben Affleck, Neil Patrick Harris, Tyler Perry, Carrie Coon, Kim Dickens, Patrick Fugit, Emily Ratajkowski


Avertissement: des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs

A l'occasion de son cinquième anniversaire de mariage, Nick Dunne signale la disparition de sa femme, Amy. Sous la pression de la police et l'affolement des médias, l'image du couple modèle commence à s'effriter. Très vite, les mensonges de Nick et son étrange comportement amènent tout le monde à se poser la même question: a-t-il tué sa femme?


Les premières minutes du film permettent au spectateur d'avoir un doute quant à la pseudo disparition d'Amy: nous ne voyons pas d'affrontements psychologiques et.ou physique dans le couple. Puis nous nous rendons compte qu'Amy a des failles: héroïne d'une BD, Amy révèle ce qu'elle aurait aimé (Amy de BD a réussi dans le sport? Amy réelle a échoué en première année; Amy de BD est mariée? Amy réelle est en couple depuis deux ans mais non mariée). Le mariage va venir, cinq ans vont d'écouler jusqu'à ce matin fatidique.


Enquête, déclarations publiques, flash backs, recherches sur le terrain: le spectateur découvre un couple qui a profité du début de leur relation, le pourquoi de l'emménagement dans une bourgade à l'encontre de New York, quelques vues du quartier paisible, la soirée de lancement d'une BD "Formidable Amy" avec cette Amy irréelle avec toujours une longueur d'avance sur la vie d'Amy réelle... Et tout se fendille lorsqu'elle disparaît, avec quelques pièces d'ameublements amochés.


Au vu de l'anniversaire de mariage, une chasse au trésor a été préparée par Amy: elle a laissé des enveloppes avec un indice, menant au lieu suivant. La police va mener l'enquête. Le spectateur va être témoin de la double vie de Nick avec une de ses étudiantes. A environ la moitié du film, le spectateur découvre qu'Amy a organisé sa disparition et tombera dans les mailles d'un ex, ex avec qui il y a eu un différent.


Amy s'avère être une manipulatrice de premier ordre. Elle finira enceinte (alors que Nick semble avoir un problème de fertilité). Les caméras vont célébrer le retour d'Amy au foyer conjugal, après avoir échappé à son ex de ravisseur: Nick, après avoir célébré sa disparue de femme sur un plateau de télévision pour s'attirer les faveurs de la population, ne semble pas avoir d'autre choix que de rester avec Amy...


Ma note: 4.75/5 un très bon thriller dramatique autours d'une vie de couple qui semble idyllique: organiser sa propre disparition et revenir sur le devant de la scène pour tenir le mec. Ben Affleck est excellent: il fait ressortir les états émotionnels de chaque étape (procès, disparition, y voir clair, être tenu dans une voie sans issue...) de façon brillante. Rosamund Pike excelle dans la femme manipulatrice. Le spectateur est plongé dans la course à l'innocence de Nick et la cavale d'Amy, le tout est très bien équilibré.


A voir; si vous voulez vous régalez devant les manipulations de couples tout simplement vicieuses, si vous voulez voir comment simuler sa propre disparition et revenir en héro(îne)

A zapper: si le titre vous semble improbable puisque la nana "gone" (disparue, partie) va "come back" "revenir)


mercredi 18 février 2015

"Cinquante nuances de Grey" de Sam Taylor-Johnson

Casting: Jamie Dornan, Dakota Johnson, Jennifer Ehle, Eloise Mumford, Victor Rasuk, Luke Grime, Marcia Gay Harden

Anastasia Steele remplace au pied levée sa journaliste de colocataire Kate Kavanagh pour interviewer Christian Grey. Après une entrée fracassante dans le bureau de Grey, Anastasia va tant mal que bien mener l'interview... A l'issue de laquelle un certain lien va s'établir entre le maniaque du contrôle et l'étudiante.


La jeune et innocente femme de 22ans face à un homme de 27ans qui a mentalement vieilli trop vite: telle est la rencontre décalée par laquelle la relation va démarrer. Anastasia pose les questions comme elle peut. Christian campe un magnat psychorigide. Deux mondes différents qui se rencontrent. Le spectateur apprend dès le départ que Christian a été adopté. Quant à Anastasia, il apparaît comme une évidence qu'elle n'a pas beaucoup (voire pas du tout) d'expérience relationnelle avec la gente masculine.


C'est ainsi qu'après avoir découvert la chambre rouge de Christian, découverte soldée par un **!!!//:#@!!! d'Anastasia (désolée pour la censure mais va falloir vous y faire puisque tout le film est hyper light et très gnangnan), cette dernière va se faire déflorer (autant dire les choses comme elles sont). Et non sans curiosité mélangée à un certain enthousiasme, Anastasia va découvrir le monde SM version Christian Grey.


Et là vous vous dites: un film adulte, avec bien sûr une certaine censure pour un accès à un public relativement large, mais de l'érotisme quand même puisque Christian est à fond dans du dominant / dominé, fouets et autres accessoires. Erreur fatale! Car contrairement à l'opus littéraire (EL James ndlr), nous sommes ici dans une version édulcorée. Très édulcorée. Certes nous voyons les accessoires de la chambre rouge: des sortes de menottes, fouets, tables... Mais ça, c'est juste pour nous mettre l'eau à la bouche.


Anastasia est comme une grande majorité de femmes: sorties au restaurants, virées au cinéma... C'est donc non sans surprises que Christian va emmener Madame en hélicoptère, boire un café (enfin plutôt un thé pour Madame), faire un tour en planeur aussi... Du coup le couple va surtout s'envoyer en l'air en avion ou en planeur (message subliminal), et utiliser un peu bandeau, martinet et menottes.


En tout est pour tout, en tout cas en ressenti, je dois comptabiliser une quinzaine de minutes érotiques sur les deux heures de film. Force est de constater l'excellente mise en scène pour ne pas montrer les parties intimes en pleine action. Les seins d'Anastasia, les fesses des deux personnages centraux apparaissent très bien. Cependant, nous sommes bien loin des scènes très hot du livre. Sans pour autant tout adapter et tout montrer (la suggestion, c'est bien aussi) le potentiel du livre est très baclé et pour ainsi dire absent: nous sommes ici dans un film romantique, avec quelques scènes de popotin, dans une relation psychologique où chaque personnage tente d'impacter sur l'autre.


Bref, une adaptation très romantisée où il faut faire abstraction du livre. Certes il y a de l'amour, des sentiments dans la trilogie éponyme, mais le sexe a une très grande place également. Sans forcément aller aussi loin que le livre, "Cinquante nuances de Grey" aurait pu pousser un peu plus le côté chambre rouge, domination / dominée dans l'intimité.


Certaines féministes peuvent crier au scandale du fait de la domination de la femme par l'homme. Je me permets de dire: erreur. "Cinquante nuances..." est une relation entre deux adultes consentants. Certes l'homme domine la femme, et après? Il est tout à fait possible de l'inverse. Quant aux familles traditionnelles catholiques, je ne vois pas en quoi ces pratiques sont un risque: chacun a une pratique qui lui convient. Surtout que dans le troisième livre, Anastasia et Christian ont deux enfants.


Ce qui a tendance à un peu m'agacer, dans le livre comme dans le film, est que les pratiques de Christian soient vues comme une maladie à soigner. Anastasia va impacter Christian dans le sens où il apprendra à lâcher prise dans le sens essayer de ne pas tout le temps contrôler les gens. En quoi la pratique du bondage and co serait mauvaise, tant que les pratiquants sont en pleine possession de leurs moyens et consentants?


Ma note: 3/5 la musique aurait pu être un peu plus érotico maso lors des moments adéquates: musique trop romantique du début à la fin pour le coup, elle essaye de souligner les aspects chambre rouge sans trop de succès puisque le jeu des acteurs est mi figue mi raisin (Dakota Johson est pas mal en prude qui découvre certaines pratiques mais Jamie Dornan n'a pas l'allure de l'obsédé SM). Le casting fait bien ressortir les éléments de l'histoire: les crises, le romantisme, la cérémonie de remise de diplôme, le contrôle psychologique... Dakota Johnson réagit très vite, comme le personnage littéraire d'Anastasia, aux stimulations de Christian. Jamie Dornan a le physique trop honnête pour être Christian Grey. Les éléments s’enchaînent rapidement: la rencontre, la cérémonie de remise de diplôme, la soirée chez les parents de Christian, le planeur... Au final, je dirais que le livre m'a fais plus décoller que le film. Mais le film se regarde avec plaisir.


A voir: si vous voulez vous rendre compte en images de ce que ça peut donner, si vous êtes prêt(e) à faire abstraction du côté très SM du livre pour un film plutôt light

A zapper: si déjà vous sentez plus ou moins une arnaque, si vous voulez garder en tête l'approche très érotique du livre (en tout cas vous savez que le livre sera plus érotique que le film)


vendredi 13 février 2015

"Le journal de Bridget Jones" d'Helen Fielding

58.5kg (mais post-Noël), unités d'alcool: 14 (mais compte en fait pour deux à cause de soirée de nouvel an), cigarettes: 22, calories: 5 422.

A presque trente ans, Bridget Jones consigne ses déboires amoureux dans son journal. Elle sort trop, fume trop, boit trop, compte les calories et fantasme sur son play-boy de patron. Sa hantise: finir vieille fille. Ses objectifs: perdre du poids et trouver son prince charmant.



Dans une ambiance british (la mère de Bridget et les acolytes sont là pour le souligner tout au long du journal), Bridget tente de gérer ses questions existentielles. Une sorte de journal pré crise de la trentaine. En bref, Bridget est enrobée, fume comme un sapeur pompier, boit comme un trou, fantasme sur son boss, assure au travail sans trop y croire, supporte sa supérieure hiérarchique comme elle peut et sort avec ses amis pour des réunions de crises amoureuses / relationnelles.

Bridget Jones c'est un peu la nana que l'on pourrait croiser, ou avoir parmi ses relations. Elle essaye de tenir des résolutions: si ça tient deux jours, c'est bien. Sa mère essaye de la caser, il y a les repas des Mariés Fiers de l'Être. Maman Jones va se retrouver en cavale, parce que Maman Jones a décidé d'aller voir ailleurs et se retrouvera animatrice d'une émission de télé. Mark et Bridget finiront ensemble, après un néant relationnel de presque tout le livre.

La mère de Bridget veut absolument caser fifille avec Mark, et aussi équiper la cuisine de fifille. Les amis qui débarquent dans la demi heure après un appel catastrophé. C'est aussi un monde de proches un peu envahissants, que nous pouvons parfois connaître au quotidien.

Ma note: 4.75/5 la forme journal intime est réaliste, les déboires de cette presque trentenaire se montrent à échelle humaine sans fioritures. Il n'empêche que l'écriture d'un journal intime est un très bon exercice: cela peut soulager, ce qui semble être le cas de Bridget, de visualiser des objectifs ou des situations.

mercredi 11 février 2015

Game of Thrones saison 3

Casting: Peter Dinklage, Emilia Clarke, Richard Madden, Kit Harington, Nikolaj Coster-Waldau, Iain Glen, Alfie Allen, Sophie Turner, Isaac Hampstead-Wright, Rory McCann, Michelle Fairley, Aiden Gillen, Natalie Dormer, Stephen Dillane, Carice Van Houten, Liam Cunnigham, Conleth Hill, Rose Leslie, Sibel Kekilli, Kelly Ingram, Ciaran Hinds, Michael McElhatton, Oona Chaplin, Charles Dance


Le spectateur se plonge un peu plus dans les méandres des batailles et des avancées de pions. Jaime se retrouve toujours en binôme avec Brienne de Tarth, et perdra une main en court de route tandis que Brienne se retrouvera face à un ours dans une arène (sauvée de justesse par Jaime).


Sansa se retrouve mariée à Thyrion (et inversement proportionnel: Thyrion se retrouve promis à Sansa). Quant à Cersei, elle finira elle aussi promise. Des histoires d'alliances à sceller...


Tout le monde va se faire zigouiller lors d'un banquet (épisode 9 pour ceux à qui ça parle). The bloody wedding. Ou comment arriver à ses fins pour un gars frustré d'avoir été relégué au second plan.


Daenerys étend son armée. Les dragons grandissent. Les proches se rapprochent, certains viennent agrandir le cercle. Toujours est-il que Daenerys prend de l'ascendant tout en restant quelqu'un souhaitant menant à la bataille et leader de gens libres.


Joffrey va trouver en Margeary son double et en même temps son complément. Autant elle s'intéresse aux armes, autant elle est adorée par le peuple. Il continue de se comporter comme un gamin, Cersei tente toujours de garder la main sur Joffrey mais sans grands résultats. Ce n'est sans compter sur Margeary...


Ma note: 4.5/5 Bref, une saison entre riches en rapports de forces et d'extensions de pouvoir. Qui apporte son lot de tortures, scènes pour adultes et autres bastons. Des relations se font et se défont, comme entre Jon Snow et la sauvageonne.


A voir: si vous êtes inconditionnels de GoT, si vous en êtes à un stade où les personnages favoris sont là

A zapper: si vous n'avez pas passé la première saison (pas du tout ou avec très peu d'enthousiasme)


samedi 7 février 2015

"Le trône de fer 2: le donjon rouge" de George RR Martin

Jouet de perfides intrigues nouées dans l'ombre par ceux qui n'attendent qu'une occasion pour se rebeller, Eddard Stark, Main du Roi, tente en vain de faire régner l'ordre et la justice au nom de son souverain, Robert Baratheon. Comment protéger l'imprévisible monarque des complots, quand celui-ci n'aspire qu'à braver le danger? Comment imposer la paix à des barons qui ne rêvent que de batailles et de pouvoir? Et comment résister à cet engrenage infernal alors que, au-delà des mers, une armée s'assemble pour fondre sur le royaume? Le chaos et la guerre semblent inévitables...


Le roi Robert va se faire embrocher à l'occasion d'une chasse. Eddard Stark est nommé intendant en attendant la nouvelle gouverne mais finira au cachot pour trahison. Daenerys et Khal Drogo font face à l'enfant à venir: pour être sûr que le nourrisson soit vigoureux, Daenerys se voit obligée de manger le coeur d'un cheval (tout juste retiré de l'animal bien sûr). Jon Snow prête serment pour intégrer la Garde de Nuit. Khal Drogo va tomber de cheval, Daenerys va tenter le tout pour le tout pour le sauver, au nom du fils à venir et de sa natte jamais coupée. Eddard Stark va confesser en publique sa trahison: Cersei a demandé qu'il prenne le Noir (gardien au Mur ndlr) et Sansa demande la grâce, le roi Joffrey (fils illégitime du roi Robert), va demander la tête d'Eddard Stark. Arya assistera à la scène. Le fils de Daenerys va naître mais ne survivra pas, Khal Drogo va dépérir: la troupe va partir sous la bannière de Khal Pono (la force en priorité).

Daenerys reproche à Mirri Maz Duur de lui avoir pris son fils, Drogo et le peuple: pour Mirri ce n'est que de bonne guerre puisque les maisons ont été incendiées et son peuple poussé à bout. Joffrey se montre en roi tyrannique et violent. Cateryn va affronter sa soeur et son rejeton de fils, avec au milieu la vie du nain Tyrion. Robb est désigné Roi du Nord.

Ma note: 4.75/5 nous sommes plus dans de la stratégie, un positionnement, tenter d'avancer ou de maintenir des positions, la création et la chute de personnages... Un très bon opus.