Sorties

Edito Décembre 2017

Dernier mois de l'année ! Et les cadeaux de Noël qui approchent à grands pas: avez-vous trouvé le roman ou le film à mettre sous le sapin? Rendez-vous en PAL et PAV 2017 pour un flashback de l'année écoulée, et prendre des idées. Les résolutions pointent le bout du museau: continuons à lire et aller au cinéma, qu'en pensez-vous?

lundi 29 juin 2015

"Partie sans dire adieu" d'Ann Rule

Il est 7h30, le samedi 4 Décembre 2004, lorsque Steve et Kelly Comeau sont réveillés en sursaut par des coups frappés à leur porte. C'est le fils de leurs voisins, le petit Dalton Corbin, en pyjama, le visage ruisselant de larmes. "Ma maman ne respire plus. Il faut appeler les secours". Kelly se précipite et trouve Jennifer, la tête en sang, la crosse d'un revolver dépassant de sous la couette. La police conclura à un suicide.
Mais un des inspecteurs n'est pas convaincu Et si ce drame avait un rapport avec un autre "suicide", survenu quatorze ans plus tôt, celui de Dolly Hearn, ancienne conquête de Bart Corbin, le père de Dalton? Et si la mort de Jennifer avait un rapport avec une relation secrète, et même dangereuse, qu'elle entretenait hors mariage?


Un réveil brutal pour le petit Dalton, tout comme pour les voisins. Ce cas de mort suspecte va réveiller un vieux cas: une mort similaire, et comme par hasard Bart a eu une relation avec les deux victimes... Au fil de l'enquête, il va être révélé une double personnalité concernant Bart: il apparaît souvent comme quelqu'un de sympa, tout du moins au début, mais dans la sphère privée il se montre abject. L'abject va petit à petit prendre le dessus, et ce, peu importe la situation.

Ann Rule apporte ici un thriller tiré de faits réels, amorcé de façon réelle: le lecteur fait face pas à pas aux éléments de l'enquête, aux passifs des différents personnages liés de près ou de loin à Bart. Ann Rule captive le lecteur avec des personnalités que l'on pourrait croiser dans la vie de tous les jours.

Il va manquer la preuve qui va relier Bart au pistolet ayant servit pour les deux meurtres. Cette preuve qui va le mettre en porte-à-faux ou l'innocenter (comme il le clame). Ce qui arrivera, in extremis. Cette évidence qui va permettre à Bart d'aller en prison et de permettre aux familles d'avancer.


Ma note: 4.75/5 certes inspirés de faits réels, j'aurais apprécié un peu plus d'approfondissement sur le pendant et l'après procès. Pourquoi pas une courte interview avec Bart dans un parloir : son ressenti etc.

samedi 27 juin 2015

7eme Festival Country, le Coudray Montceaux 2015

26, 27 et 28 Juin 2015 a lieu la septième édition de la fête country au Coudray Montceaux (91). Cette année le slogan retenu est "Il était une fois l'Amérique". Le vendredi 26 a lieu l'ouverture à 18h, le samedi et le dimanche l'ouverture se fait à 10h.


Quelques animations pour jeune public (rodéo sur un taureau articulé), différents numéraux de chevaux (maîtrise de l'animal en le faisant s'arrêter face à un obstacle, le faire saluer la foule par exemple ou encore voltige).


C'est aussi des stands: attrape-rêve, T-Shirt, chapeau... Et les motos, dont la célèbre Harley Davidson. Une ambiance far west, dans le 91 ! Avec un peu de chance, le propriétaire sera dans les parages, pourquoi ne pas engager la conversation?


C'est aussi bien sûr la danse country et la "line dance". Le bal country est sous un chapiteau, à côté de la scène. Lors du changement de groupe sur scène, la musique est relayée par un CD. Les musiques motivent plus ou moins d'afficionados de la danse country mais le chapiteau n'est jamais vide.


Et la scène: Rose Alleyson (France), J.C. Harrison (Canada), Texas Sidestep... Mais principalement de la musique via CD. Ne râlons pas: nous avons tout de même quelques groupes live qui ont accepté de faire le déplacement dans cette petite ville, qui n'a pas de salle de spectacle de grande taille.


Bien sûr de la restauration est prévue: frites, gaufres, hot dog, kebab, crêpes... Bières et soft drinks sont prévues. Option viande et option végétarienne pour faire plaisir à tous et à toutes. N'oublions pas de jeter les déchets aux poubelles prévues un peu partout sur le site. Attention cependant au stationnement aux abords de l'évènement.


Un moment en toute convivialité. Ne dansant pas le country et n'écoutant pas cette musique en boucle, je n'arrive pas à un point d'écoeurement: les rythmes sont variés, les danses tout aussi différentes. Les gens se baladent en chapeau cowboy / cowgirl, avec la veste façon motard.

Vendredi 26 entrée à 10€, samedi 27 et dimanche 28 entrée à 12€.


jeudi 25 juin 2015

Exposition Le Corbusier

Le Corbusier, architecte, a entres autres réalisé la villa Savoye à Poissy. Le Centre Pompidou propose une exposition à son sujet. L'entrée plein tarif est à 14€ et permet d'accéder à toutes les expositions du moment.


Une rétrospective sur son évolution au fil des années: ses travaux, son évolution de pensée, ses partenariats. Le visiteur peut retrouver par exemple de la sculpture. 12 salles permettent de suivre l'évolution de Le Corbusier: rythmes et motifs, purisme, le modulor ou encore unités d'habitations et résonance spirituelle, ville humaniste.


Il y a aussi quelques vidéos, avec ou sans le son, en noir et blanc. Le parcours montre aussi son influence dans l'art déco, influence déco que l'on retrouve dans ses créations de bâtiments. Dommage que l'on ne retrouve pas sa création de la villa Savoye de Poissy.


Un parcours que j'ai fais en 45 minutes, mais je pense que quelqu'un passionné d'architecture ou étudiant en architecture prendrait plus de temps que cela pour décrypter chaque encadré ou maquette, étudier chaque descriptif.


L'exposition permet de comprendre le cheminement de Le Corbusier. Pour compléter, je vous recommande de visiter la Villa Savoye à Poissy. Une exposition sobre, épurée: du blanc pour ainsi dire partout.

Harry Potter l'exposition

Le phénomène Harry Potter est loin d'être terminé: l'adaptation des animaux fantastiques est en ligne de mire. Sans oublier l'ouverture ces dernières années de parcs à thème autour du sorcier. La Cité du Cinéma à St Denis a accueilli le sorcier et son monde.


Après avoir déboursé 20€ et passé devant un fond vert pour la photo souvenir, le visiteur arrive dans un vestibule. Un jeune homme en robe de sorcier nous a introduit dans le vestibule pour la cérémonie du Choixpeau magique. Si vous deviez choisir une maison à Poudlard, ce serait laquelle?


Puis nous plongeons dans le monde d'Harry Potter. Les costumes, des personnages, des objets: Buck, le calice de la Coupe de Feu, la grosse dame, la botanique, une beuglante adressée à Ron, l'oeuf d'or... A chaque endroit, il est possible de retracer à quel moment cela correspond.


Les animations sont tout aussi présentes: certains tableaux bougent tout comme la grosse dame par exemple, et nous avons aussi droit aux vocalises de la grosse dame. Exactement comme dans la vraie vie de sorcier.


C'est la plongée dans le Quidditch: les costumes, les balais, tirer dans les anneaux... C'est aussi les tenues du bal, en plus des robes de sorciers ou encore de la tenue d'Harry lors de la première confrontation avec Pr Squirell...


Environ une heure pour faire le tour de l'exposition. Qui se termine bien sûr par la boutique souvenir. Mais là il faut sortir le porte-monnaie: une quarantaine d'euros pour la carte du Maraudeur, une quarantaine d'euros pour 6 photos souvenirs, tout autant pour le pendentif retourneur de temps d'Hermione ou encore une quinzaine d'euros pour une écharpe aux couleurs d'une maison. Il y a aussi les dragées surprise de Berthy Crochue, les chocogrenouilles, les lunettes d'Harry...


Une très bonne exposition qui plonge le visiteur dans l'atmosphère du sorcier célèbre. Un budget à prévoir pour la boutique surprise. Il manquerait presque, dans la boutique surprise, la robe de sorcier, le choixpeau magique ou l'échiquier de l'Ecole des Sorciers.


Une ambiance particulière: chacun(e) y allait de son commentaire "mais si là c'était à tel moment...". Le visiteur peut prendre part à la visite (le Choixpeau, s'asseoir dans le siège d'Hagrid et le Quidditch) mais ces moments restent rares. Mais nous pouvons profiter d'une rétrospective: chaque visiteur peut s'approcher des éléments mythiques de la franchise Harry Potter.


mercredi 24 juin 2015

"Brigdet Jones, folle de lui (3)" d'Helen Fielding

Que faire lorsque votre toy boy fête ses 30 ans le soir où votre meilleure amie célèbre ses 60 ans? Est-il moralement condamnable d'aller chez le coiffeur quand vos enfants ont attrapé des poux? Est-ce mal de tricher sur son âge sur les sites de rencontre?
Confrontée à ces graves problèmes, et à quelques autres non moins angoissants, Bridget relève courageusement le défi d'élever deux jeunes enfants, d'apprendre à maîtriser tweets et textos et, surtout, redécouvre sa sexualité à l'heure de - aïe le mot qui fâche - l'âge mûr.


Nous avions quitté Bridget alors que les choses allaient plutôt pas mal question boulot et vie sentimentale. Sauf que là, la donne a changé: 2 enfants en bas âge (l'une en maternelle et l'autre à l'école primaire) et Mark est décédé lors d'une mission en Afrique. Bridget a Chloé comme aide à domicile pour gérer la vie quotidienne (emmener les enfants à l'école, baby-sitting pour des soirées...). Les amis sont là, Daniel Cleaver est le parrain des enfants de Bridget (et fera un passage à l'hôpital après avoir ingéré par accident du liquide vaisselle). Avec en passant une crise sentimentale avec un jeune homme de 30 ans (donc beaucoup plus jeune que Bridget). C'est aussi les événements scolaires des enfants: match de foot, être retenu ou non dans la chorale, les problèmes d'orthographe... Les poux vont également s'inviter.

Helen Fielding aborde ici la veuve cougar qui doit gérer ses deux jeunes enfants, qui réussira à refaire sa vie, et qui tente de se faire à l'heure des réseaux sociaux (Twitter mais aussi les sites de rencontres). Non pas que Bridget date d'une autre ère, mais le réseautage était certainement moins présent, moins phénomène quelques années plus tôt.

Helen Fielding conserve le style journal intime, mais en plus littéraire. Dans les deux premiers volets, le style d'écriture était assez concis "Ai fait...". Ici, Helen Fielding garde de temps en temps cette approche, mais des tournures de phrases sont dans une approche plus littérature: "Nous avons...". Les entêtes restent fidèles aux deux précédents livres: la date et très souvent le bilan ("calories: 3482 (mal), nombre de fois où j'ai vérifié...").

Ma note: 4.75/5 Bridget fait toujours autant névrosée mais dans une autre dimension (la mère veuve cougar à l'heure des réseaux). Helen Fielding a donné un nouveau souffle à celle qui a été la névrosée trentenaire.

mardi 23 juin 2015

"Les visiteurs" de Jean-Marie Poiré

Casting: Jean Reno, Christian Clavier, Valérie Lemercier, Marie-Anne Chazel, Christian Bujeau, Isabelle Nanty

Comment en l'an de grâce 1112 le comte de Montmirail et son fidèle écuyer, Jacqouille la Fripouille, vont se retrouver propulsés en l'an 1992 après avoir bu une potion magique fabriquée par l'enchanteur Eusaebius leur permettant de se défaire d'un terrible sort...


L'idée de base: projeter des gens du Moyen Âge à une époque où la technologie est en marche. En bref, nous avons des individus blindés de préjugés (emprise de la religion, tradition du mariage etc.) face à des voitures, la télévision (la boîte à troubadours), le téléphone, le bain, l'électricité, le macadam...


Le film démarre par le pourquoi de la projection défectueuse. Le comte de Montmirail a malencontreusement tué le père de sa promise. Le druide a fait une erreur de la potion, et a projeté le comte et l'écuyer dans le futur.


Autant dire que la confrontation générationnelle ne va pas manquer de piquant: ça puire, ciel messires, manger le pain avec l'emballage en nylon, s'échapper à cheval au milieu des voitures, les onguents dans le bain (le flacon de Chanel n°5 ou encore les cotons colorés).


L'objectif: revenir dans le passé mais juste à temps pour arrêter le malheureux tire d’arbalète et pouvoir se marier comme prévu. Donc il faut trouver une sorte de magicien, ou au moins la recette de la boisson...


Ma note: 5/5 Le casting sublime les personnages, des répliques cultissimes. Une confrontation d'époques qui mérite le détour, surtout entre le chevalier, l'écuyer et la bourgeoise: un trio forcément explosif. Une musique tantôt médiévale et tantôt moderne (enfin qui fait 1992 année de création du film).


A voir: si vous êtes prêt à rire devant des répliques potaches, si vous anticipez le moindre fait et geste mais que vous êtes prêt à en rire

A zapper: si le coup des gars du Moyen Âge transposés à une époque futur s'annonce trop prévisible et que vous avez besoin d'être surpris


"Shall we dance? La nouvelle vie de Mr Clark" de Peter Chelsom

Casting: Jennifer Lopez, Richard Gere, Susan Sarandon, Stanley Tucci, Bobby Cannavale, Lisa Ann Walter, Omar Benson Miller

Un avocat prospère mène une vie banale jusqu'au jour où, en rentrant du travail, il aperçoit une belle femme à la fenêtre. Fasciné par son regard mélancolique, il décide de se rendre à l'académie de danse où elle est professeur et d'y prendre des cours.


Une vie toute tranquille: le boulot, la salle de sport, le métro, sa femme, sa fille... John a une vie banale. Le genre de vie très planplan: métro boulot dodo. Pourtant il a un boulot qui paye bien, une épouse qui n'a pas l'air casse pied, il n'a pas de maîtresse, la fille ne semble pas faire de crise d'adolescence.


Alors quand il aperçoit cette femme, l'école de danse: c'est le jackpot. Un échappatoire à cette vie qui dure depuis des années, et qui semblent continuer jusqu'à la retraite. Tout est prévisible. Alors, un peu de changement ne ferait pas de mal. L'évasion est à portée de main. Ou plutôt de pas de danse.
Même si John a le sport pour évacuer (dans une salle avec écrans de télé pour regarder le dernier match alors qu'il court sur un tapis) et une famille et un job impeccables, John montre que l'on n'est pas à l'abris d'un manque.


Nous allons découvrir que la magnifique prof de dance Paulina a mal digéré une compétition: évincée à l'aube de la finale... John va lui ouvrir l'espoir de vivre une compétition à nouveau, même indirectement tout est bon à prendre.


Mais monsieur va laisser des traces: parfum sur les chemises, sa fille va faire remarquer de John a l'air plus heureux, John va se faire surprendre en train de s'entraîner au maintien avec un bâton dans une salle de la maison plongée dans la semi obscurité... Il va alors avouer l'inavouable: il prend des cours de danse...


Chacun a ses propres motivations pour le cours de danse de salon. Un mariage à venir, mincir, s'évader, retrouver l'ivresse de la piste de danse en public (même par procuration c'est toujours mieux que rien)... Et il a le côté scène: les costumes, le public, la stimulation du concours. On y prend goût, ou on y reprend goût: rester ou être dans l'ombre ignoré(e), pour la danse ou dans la vie de tous les jours, peut être frustrant.


Sauf qu'il y a une majorité d'hommes qui suivent le cours, et la danse de salon se travaille principalement en duo... Il faut bien pratiquer !


Des entraînements en duos féminins. Pas de jaloux ! Paulina fait quelques apparitions qui motivent largement les troupes. Mais des passages en solo, tout le monde aligné en rang d'oignon, pour tenter de capter le rythme avec les bons pas.


Ma note: 4.5/5 un rythme entraînant, tous les personnages trouvent leur compte, une fausse crise de couple entre John et sa femme. Un scénario assez simple, sans prise de tête. Le spectateur peut s'identifier à un personnage dans le sens pourquoi ne pas insérer un grain de folie dans une vie routinière.


A voir: pour un semi nocturne entre Jennifer Lopez et Richard Gere, pour apprendre quelques pas de danse de salon,

A zapper: si les films de danse ça vous prend la tête, si le coup des danses de salon vous considérez ça pour un autre âge

"X-Files Régénération" de Chris Carter

Casting: Dadid Duchovny, Gillian Anderson, Amanda Peet, Billy Connolly, Xzibit, Mitch Pileggi

Avertissement: des scènes, des propos et des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs

En plein milieu de la nuit, une employée du FBI est enlevée chez elle... Guidée par un ancien prêtre pédophile aux étranges visions, les agents Whitney et Drummy enquêtent. Très vite, leur investigation s'enlise: les indices sont minces, et le temps presse. L'agence gouvernementale décide alors de refaire appel à Mulder et Scully. Leur expérience sur ce genre d'affaires sensibles pourrait s'avérer capitale. Mais des années ont passé depuis la fermeture du service des affaires non-résolues. Scully est redevenue médecin, et Mulder, en disgrâce auprès du FBI, est introuvable...


La vie est revenue à la normale. La section des X-Files a disparu du FBI. Scully a repris une vie plus tranquille. Mulder est aux abonnés absents. Mais fuyez le naturel, il revient au galop. Les X-Files sont de retour. Le FBI est tellement embourbé qu'il doit faire appel aux 2 agents les plus chevronnés et les plus rodés: Mulder et Scully.


Nous retrouvons à nouveau ce qui a fait la légende du binôme Mulder et Scully: l'une ayant toujours une part de réserve, et l'autre toujours convaincu d'une vie ailleurs et d'un complot gouvernemental. Ce qui va semer le doute, la réserve de Scully: les visions d'un homme à l'allure atypique et au passé plus ou moins propre. Nous avons connu Scully beaucoup plus sceptique que ça...


Pourquoi le titre "Régénération"? Le projet qui va être mis à jour fait froid dans le dos: transposer une tête (cerveau, boîte crânienne, yeux etc.) sur un autre corps. Un système de flux sanguin a été créée pour permettre aux deux corps, le donneur et le receveur, de rester actif le temps de la transplantation.


Chris Carter a pris les commandes de ce volet cinématographique. Etant donné qu'il a piloté The X-Files saisons 1 à 9, il semble la personne la plus appropriée pour le film. Sauf que l'on est loin de l'esprit de la série télé. Certes le binôme cartésien / spécial est toujours présent, mais après tous ces cas de X-Files, Scully n'est-elle pas censée faire preuve d'un peu plus d'ouverture d'esprit, tout en gardant l'analyse scientifique?


Le scénario est très intéressant. La transplantation d'organes est chose courante: cœur, rein... Pourquoi pas une tête sur un nouveau corps? Garder les acquis mais avec un corps plus jeune: l'éternité. Un peu comme la cryogénisation permettrait de geler l'organisme et le réveiller plus tard, lorsque les conditions de vie seront meilleures.


Mais la mayonnaise a du mal à prendre. Trop plat pour du X-Files. L'homme qui a les mains extensibles, la distorsion de temps dans le triangle des Bermudes, l'insertion d'une pièce métallique dans la cavité nasale... La transplantation d'une tête sur un corps est certes un challenge médical mais reste terre à terre, trop terre à terre. Une simple aspiration à la vie éternelle, repousser les limites corporelle, un test.


Ma note: 2.5/5 pour le casting car je n'imagine pas un X-Files sans David Duchovny et Gillian Anderson dans les rôles phares. Mais pour du X-Files, c'est beaucoup trop proche de la réalité: le film ne surfe que sur un fait médical qui fait parti de la réalité, et non sur un mythe (les Bermudes) ou sur la contrôle à distance (les implants métalliques). Le coup des yeux qui pleurent du sang peut faire impressionnant, le système de transplantation aussi. Mais au final, en quoi est-ce du X-Files: nous avons là une prouesse médicale, facilement justifiable.


A voir: si vous voulez voir ce que X-Files peut donner sur une durée de plus que 45 minutes, si vous voulez revoir les binôme Mulder / Scully

A zapper: si vous sentez l'arnaque, si vous considérez la franchise X-Files est bonne uniquement pour le format télé


lundi 22 juin 2015

"Innocent" d'Harlan Coben

Ces téléphones portables avec fonctions photo et vidéo, Matt n'en voulait pas. Mais l'enthousiasme d'Olivia a emporté ses dernière réticences. Pour filmer le bébé qui va bientôt arriver, a-t-elle dit. Trois jours plus tard, un message de son épouse, en voyage d'affaires à Boston. Sur l'écran, un film de 15 secondes. La vue volée d'une chambre d'hôtel. Un inconnu allongé sur un lit en galante compagnie. Un coup de poing dans l'estomac. Cette femme, c'est Olivia.


Un couple en apparence normal. Sauf que Matt a effectué un séjour en prison: il a tué un congénère alors qu'il avait une quinzaine d'année, par accident selon lui. Après des mois et des mois et un nombre dingue d'essais, sa femme Olivia est enceinte...
C'est à ce moment là que le couperet tombe: la vidéo. Et une plongée dans le passé. Cette plongée va révélé le véritable passé d'Olivia, Matt va s'avéré être le suspect idéal (des doutes, des coïncidences et son passif de taulard)... Mais en fait c'est Olivia qui va s'avérer être la pièce maîtresse.

Harlan Coben plonge le lecteur dans les profondeurs des clubs de nuit ("La chatte en folie" ce qui donne un aperçu des méandres). Les policiers en prennent pour leur grade, tout autant que Matt ou Olivia et d'autres anonymes. Tout le monde ou presque y passe. Il ne manquerait plus qu'une personnalité politique.
Il nous montre qu'il ne faut pas de fier aux apparences. Certains éléments peuvent jouer contre vous ou en votre faveur et s'avérer en fait être le contraire. De même, vous croyez connaître vraiment la personne à vos côté, même s'il vous a révélé votre passé de taulard, ce n'est pas encore fini. L'un a fait ses révélations, mais d'autres révélations sont à venir. Et au fur et à mesure: un écrémage.

Ma note: 4.75/5 des mélanges de trames qui tiennent la route et dont il reste facile de suivre. J'aurais apprécié en connaître un peu plus sur le passé d'Olivia (le passé de Matt est juste comme il faut). Une dalle du puzzle est soulevée, une autre apparaît. Il joue avec des personnes de l'ombre, banales. Mais c'est aussi des révélations sur des personnes assez haut placées.

dimanche 21 juin 2015

"Je suis une légende" de Francis Lawrence

Casting: Will Smith, Alice Braga, Charlie Tahan

Avertissement: des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs

Robert Neville était un savant de haut niveau mondiale, mais il en aurait fallu plus pour stopper les ravages de cet incurable et terrifiant virus d'origine humaine. Mystérieusement immunisé contre le mal, Neville est aujourd'hui le dernier homme à hanter les ruines de New York. Peut-être le dernier homme sur terre... Depuis trois ans, il diffuse chaque jour des messages radio dans le fol espoir de trouver d'autres survivants. Nul n'a encore répondu. Mais Neville n'est pas seul. Des mutants, victimes de cette peste morderne - on les appelle les "Infectés" - rôdent dans les ténèbres... observent ses moindres gestes, guettent sa première erreur. Devenu l'ultime espoir de l'humanité, Neville se consacre tout entier à sa mission: venir à bout du virus, en annuler les terribles effets en se servant de son propre sang. Ses innombrables ennemis lui en laisseront-ils le temps? Le compte à rebours touche à sa fin...


Les virus peuvent plus ou moins atteindre, ravager l'organisme: grippe, sida... Des actions différentes sur le corps. Il est même possible d'être séropositif sans développer la maladie. Ici, le virus est on ne peut plus radical. Et un individu se montre résistant. Il a tiré le bon numéro à la loterie: un excellent système immunitaire.


Sauf que le danger rôde: les Infectés. Ils peuvent sortir, mais jamais en relation directe avec les rayons du soleil, ce qui laisse à Neville de la marge de manœuvre pour bouger et travailler. Mais il lui faut prendre des précautions, pour ne pas se faire attraper.


Voir New York vide ça fait son effet. Surtout de savoir que des mutants sont quelques part dans les galeries souterraines, à attendre leur heure. Ce qui joue relativement sur les nerfs. D'autant plus que Neville, lors d'une virée à la DVDthèque du coin, va entrer en discussion avec le mannequin en plastique...


Le décors du centre d'analyse médical, qu'utilise Neville pour étudier les quelques cadavres de mutants et le soin, a l'air réaliste. De même, les mutants filent plutôt bien le jetons. Une quête qui semble sans fin: trouver le remède. En court de route: une ou deux confrontations avec les mutants, le chien va mourir (morsure: Neville a préféré tuer son chien plutôt que de le voir se balader en mutant).


Ma note: 4.5/5 à force de jouer avec les virus, l'Homme a fini par en payer le prix. C'est ce que souligne "Je suis une légende". Les virus peuvent muter par eux-même, et il s'avère que les vaccins peuvent protéger partiellement, pourquoi pas aussi. Nous ingérons aussi beaucoup de pesticides et autres éléments, ce qui peut perturber les défenses immunitaires et pourquoi pas créer une prédisposition à contracter certaines maladies: Neville est l'exemple que le système immunitaire joue un rôle important.


A voir: si les petites choses qui vont de grands dégâts ça vous botte, si les mutants viraux ça déchire

A zapper: si vous avez déjà votre dose dans la vraie vie, si le coup du gars seul survivant à New York c'est tiré par les cheveux